Éthique: Charles Milliard veut que Sona Lakhoyan Olivier soit bannie du PLQ
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Par La Presse Canadienne, 2026
QUÉBEC — Le chef libéral Charles Milliard veut que la députée Sona Lakhoyan Olivier soit dépouillée de sa carte de membre du parti. Il exige également qu’un grand ménage soit fait dans son association de comté.
«J’ai convoqué l’exécutif du parti afin d’exiger que la carte de membre de Mme Sona Lakhoyan Olivier soit révoquée de façon immédiate et permanente. J’ai également demandé au parti de nommer une nouvelle personne à la présidence de l’association de Chomedey et d’entreprendre une restructuration complète de son exécutif», a indiqué le chef libéral par voie de communiqué vendredi.
Jeudi, Sona Lakhoyan Olivier a été sévèrement blâmée par la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale, Ariane Mignolet, pour avoir tenu des activités partisanes lors de la course à la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ) dans son bureau de circonscription. La députée a aussi entravé le travail de la commissaire.
Dans son rapport, Mme Mignolet indique que le bureau et les employés de Sona Lakhoyan Olivier «ont été utilisés à des fins partisanes entre les mois d’avril et de juin 2025, et de manière accrue à deux moments charnières de la course».
Mme Lakhoyan Olivier appuyait Pablo Rodriguez dans la course à la chefferie. À l'époque, c'était sa sœur, Zepure Lakhoyan, qui était présidente par intérim de l'association du comté de Chomedey. Elle n’est plus en poste à l’heure actuelle.
Zepure Lakhoyan est mentionnée dans le rapport de la commissaire. «La participation des membres du personnel aux activités partisanes a été requise par la Députée et sa sœur pendant cette période, incluant pendant leur horaire normal de travail», peut-on notamment y lire.
La commissaire recommande une pénalité de 8000 $ en raison de la «gravité des manquements» et du «manque de respect de la Députée envers les membres de son personnel et l’Assemblée nationale».
Mme Lakhoyan Olivier a été exclue du caucus libéral en décembre dernier au moment du déclenchement de cette enquête.
Peu de temps après le dépôt du rapport, le chef libéral a indiqué que son exclusion était définitive, arguant que les gestes posés par la députée étaient «incompatibles avec les valeurs et les standards que nous nous imposons».
Thomas Laberge, La Presse Canadienne