CPE Panta-Mousse : Un conciliateur tentera de rapprocher les deux parties
La première convention du Centre de la petite enfance (CPE) Panta-Mousse se décidera par arbitrage si l’employeur et le Syndicat des intervenantes en petite enfance du Québec (SIPEQ-CSQ) ne parviennent pas à s’entendre lors de leur prochaine rencontre du 3 février. Un conciliateur du ministère du Travail aura la tâche de rapprocher les parties, mais la directrice du CPE, Sylvie Arsenault croit que l’arbitrage sera la seule avenue pour en venir à une entente.
« Ça fait un an et demi que nous sommes en négociations et nous sommes rendus à faire des offres patronales. Ils sont rendus à faire des moyens de pression. On maintient nos points et il est sûr qu’on va en arbitrage. Ce sont des points non négociables et on leur a offert un paquet de conditions d’avantages sociaux en contrepartie. Nous leur offrons un 15 minutes de plus payées par jour soit 30 minutes de repos payé. Nous avons ajouté beaucoup d’heures supplémentaires payées pour faire de la programmation et de la pédagogie, deux jours fériés et des formations payées. Cela aussi permet par ancienneté de choisir les groupes en septembre… Nous avons été très généreux, mais c’est sûr qu’en contrepartie, il y a trois points qu’on tient beaucoup », mentionne Mme Arsenault qui a communiqué cette information aux parents.
La direction et le Conseil d’administration a bonifié ses avantages sociaux pour maintenir sa position sur ces trois sujets. Le premier est que ce ne soit pas seulement l’ancienneté, qui sert de critères pour le choix de travailler à la pouponnière et la direction puisse avoir certaines exigences particulières en collaboration avec le syndicat. De plus, avec le manque de main-d’œuvre compétente pour le remplacement, l’employeur souhaite réduire l’absentéisme en monnayant le temps accumulé plutôt que d’accorder des congés supplémentaires. Déjà, les employés travaillent quatre jours semaines. Finalement, l’employeur s’oppose vertement à la demande syndicale voulant que le personnel syndiqué ait droit de vote à l’assemblée générale de la Corporation et ait un siège au conseil d’administration.
« Ce dernier point est la centrale qui les pousse. Pour nous, ce sont des principes patronaux. Ils sont maintenant syndiqués, ils peuvent avoir un appui et ainsi de suite de leur centrale. De notre côté, nous voyons mal une syndiquée embarquer dans un conseil d’administration », commente Mme Arsenault.
Elle se demande pourquoi les salariés ont entamé des moyens de pression vu leur offre patronale. De plus, elle souligne que les parents ne sont pas de leur côté. « Nous n’avons pas la même vision. Nous travaillons pour les enfants et pour la qualité des services et que le personnel soit satisfait. Eux, ils travaillent pour leurs conditions. Un syndicat, c’est fait pour cela. Nous sommes incapables de nous rejoindre. Nous avons tout fait. Ce n’est pas la faute du patron ou de l’employé, ce sera l’arbitre qui va trancher. L’arbitre fera moitié/moitié. C’est qu’ils perdront la moitié de toutes les conditions qu’on leur offre en plus de perdre un ou tous les trois points. Le leader syndical est fort », lance la directrice.
Dans la lettre donnée aux parents, la direction du CPE a listé tous les avantages sociaux de la vingtaine de travailleurs.
Cette réponse du côté patronal vient en réaction des actions des employés du CPE Panta Mousse qui ont amorcé des moyens de pression lundi. Par rotation, les salariés de Saint-Georges et de Saint-Côme ont endossé un dossard puis ont remis une feuille aux parents afin de dénoncer des « exigences injustifiables du CPE ». Ces derniers souhaitent en venir à une entente satisfaisante dans les plus brefs délais avec son employeur.


