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La CRÉ dévoile son orientation face à la clause Buy America

24 septembre 2009

La Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Chaudière-Appalaches s’ajoute à bon nombre de municipalités et organismes de la région qui s’opposent catégoriquement à la clause « Buy America » du plan de relance économique américain. Mise en place en vue de stimuler la croissance économique de ce pays, elle est contraire à l’esprit de libre échange entre le Canada et son plus important partenaire économique, les États-Unis.

De nombreuses entreprises de la région perdent actuellement des contrats en raison de cette forme de protectionnisme. De plus, l’on craint que les restrictions américaines sur les exportations puissent entraîner des pertes d’emplois en Chaudière-Appalaches. Cela découle des mesures incitatives sous forme de lois, notamment l’American Recovery and Reinvestment Act (ARRA) qui comporte des dispositions restrictives dont la clause « Buy America » concernant l’acier et d’autres produits manufacturés.

 « Dans les derniers mois, les membres de la CRÉ ont participé à des rencontres en présence d’industriels et d’intervenants économiques de la région. À maintes occasions, nous avons été à même de constater les inquiétudes des industriels qui ont été confrontés à la clause « Buy America » lors de récentes propositions d’offre de soumission dans des marchés publics d’États et de grandes villes des États-Unis. Il s’avérait donc important pour la région, d’adopter une position commune pour agir dans ce dossier », a déclaré le président de la CRÉ, Réal Laverdière.

Le 17 septembre dernier, des membres de la CRÉ en conseil d’administration, une orientation régionale relativement à la clause « Buy America » des États-Unis.

Elle compte soutenir les différents paliers gouvernementaux, dans leurs pourparlers avec les Américains sur les exigences stipulées dans la clause « Buy America » concernant les incitatifs aux États-Unis.

De plus la CRÉ veut signifier aux instances concernées l’appui régional à la proposition canadienne. Il s’agit de la mise en place d’un protocole d’entente bilatérale de 18 mois et la ratification d’un accord permanent et réciproque sur les marchés publics du Canada et des États-Unis.

Troisièmement, l’on veut documenter en collaboration avec ses partenaires, notamment l’Association régionale de développement économique Chaudière-Appalaches (ARDÉCA), Développement PME Chaudière-Appalaches (DPME-CA), les expériences particulières d’entreprises de la Chaudière-Appalaches affectées par cette clause « Buy America ». Dans un second temps, elle en informera les autorités concernées des gouvernements du Canada et du Québec.

D’un autre côté, la CRÉ s’est engagé à constituer de réseaux d’entreprises et d’organismes partenaires dans le but d’animer et d’utiliser ce réseau de relations pour atteindre des objectifs commerciaux communs. Elle veut inciter les entreprises dans le développement de nouveaux marchés à l’exportation, en travaillant en étroite collaboration avec les intervenants économiques du milieu.

Cette résolution incluant les recommandations de la CRÉ sera transmise, entre autres, à messieurs Stephen Harper, premier ministre du Canada, Jean Charest, premier ministre du Québec, et aux ministres fédéraux et québécois concernés.