Pierre Laroche, président de la Chambre de commerce régionale de Chaudière-Appalaches (CCRCA) et Philippe Mailloux, président de l'Association régionale du développement économique de Chaudière-Appalaches (ARDECA) ont incité le Québec à prendre un virage de la productibilité le 19 janvier soit à la veille du Forum économique à Lévis.
Ils rappellent que les manufacturiers ont subi durement les règles imposées par le marché. Ces entreprises ont dû se tourner vers la rationalisation, formation, innovation, diversification, économies d’énergie, lutte à l’inefficacité et au gaspillage et réduction des coûts de production. MM Mailloux et Laroche demandent aux différents paliers de gouvernement de repenser et de faire le ménage système d’aide fiscale pour ces entrepreneurs. Ils ont déploré qu’il existe plus de 200 programmes d’aide, dont celui des régions ressources qui a divisé le Québec. Désormais, ils demandent d’alléger la paperasse pour les entreprises. Pour le secteur des services publics, les deux hommes incitent ces derniers à innover, de réduire ses coûts, améliorer la qualité de ses services et corriger les inefficacités.
L’innovation technologique et sociale dans tous les domaines d’activité au Québec en vue de maximiser la productivité est incontournable, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, des ressources, de l’environnement, de l’économie. « C’est en ramant tous ensemble dans la même direction que nous ferons avancer toute la société québécoise », a déclaré le président de la Chambre de commerce régionale de Chaudière-Appalaches, M. Laroche.
« Nous devons cesser nos guerres de clochers et consacrer nos énergies limitées à assurer une transition sociale et économique sans précédent compte tenu de la tendance démographie au Québec et de notre endettement collectif » a renchéri, Philippe Mailloux, président de l’ARDECA.
Les deux intervenants ont cité quelques-uns des défis majeurs qui confrontent notre société. Parmi ceux-ci, ils ont décrié le taux de décrochage scolaire élevé qui atteint 40 %. Pour réaliser des progrès économiques, il faut aussi réaliser des progrès sociaux afin de vaincre la pauvreté et l’exclusion sociale. « Nous avons le devoir de léguer aux générations futures un Québec socialement cohérent et économiquement viable », ont conclu MM Mailloux et Laroche.