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La situation de l’industrie bovine guère mieux

La situation de l’industrie bovine guère mieux
Photo: CourtoisieUne photo des producteurs présents à la conférence tenue hier à Sainte-Marie, Jean-Denis Morin en compagnie Ginette C. Nadeau, productrice de veaux de Saint-Zacharie, Gaétan Gourde, producteur d’agneaux de Saint-Bernard, et Michel Berthiaume, producteur de porcs de Saint-Elzéar,
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« Les producteurs de bovins de la Beauce ont la très nette impression que le gouvernement du Québec renonce au maintien de la production bovine au Québec », affirmé hier Thérèse G. Carbonneau, présidente du Syndicat des producteurs de bovins de la Beauce. Elle tire ce constat à la suite des décisions prises par la Financière agricole du Québec. Les producteurs se sentent désormais laissés à eux-mêmes. 

Déjà, les effets successifs de la crise de la vache folle et de la crise économique ont forcé des producteurs de délaisser cette production. La plus récente décision de La Financière d’exclure 25 % des entreprises dans le calcul du modèle de coût de production ajoute de la pression supplémentaire sur la production bovine en Beauce. D’après les données émises par l’UPA, une entreprise agricole ayant un cheptel de 117 vaches verra ses revenus diminuer de 9000 $/année. Une somme dont les producteurs ne peuvent absorber.

Selon Mme Carbonneau, la survie du modèle agricole familiale est en jeu. Depuis un an, le nombre de producteurs de veaux destinés à l’engraissement a régressé de 6 %, alors que l’on note une baisse de 23 % du côté de la production de bouvillons d’abattage. En Beauce, on dénombre 599 entreprises qui produisent annuellement 12 % de la production québécoise de veaux destinés à l’engraissement et 53 entreprises impliquées dans la production de bouvillons d’abattage.

Des consommateurs ignorés
Mme Carbonneau a de la difficulté à comprendre le positionnement du MAPAQ alors que les consommateurs sont de plus en plus conscients de l’importance de l’achat local et préoccupés par la qualité des aliments qu’ils consomment.

Selon elle, le gouvernement doit intervenir rapidement afin que les producteurs puissent continuer à nourrir leur monde. Le Québec n’aura d’autres choix, d’après Mme Carbonneau de s’en remettre aux bœufs produits à l’extérieur de la province. Finalement, ses pressions financières auront un impact aussi économique puisque des emplois seront inévitablement perdus dans ce secteur. 

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