Bonifier l'offre de services en Beauce : va-t-on dans la bonne direction?

Par Alex Drouin , Journaliste
Plusieurs points, dont certains plutôt inquiétants, sont ressortis lors du Déjeuner du Conseil économique de Beauce (CEB), qui se déroulait ce matin (21 septembre) au Georgesville.
L’animation de l’événement a été confiée à Hélène Latulippe, directrice générale du CEB, et à Philippe Dancause, associé principal chez Groupe Dancause.
Ces derniers ont bien voulu parler des enjeux importants, voire primordiaux pour la région. Parmi ceux-ci, la difficulté à attirer des gens de l’extérieur à venir s’installer ici.
« Que fait-on comme région pour attirer des personnes, et je ne parle pas ici de tourisme, s'est questionné M. Dancause. On a encore des croûtes à manger par rapport à d’autres régions. Certaines se sont mises en valeur [face à ce problème], car leurs entreprises ont fait ce qu’on appelle du « marketing RH », c’est-à-dire qu’elles font de la publicité pour attirer l’humain. »
Certes, il y a des emplois de disponibles dans la région, mais au-delà de ces postes, la région doit s'améliorer.
« Ce n’est pas seulement parce qu’on a des jobs à offrir que les gens vont venir. C’était le cas il y a 20 ans, mais aujourd’hui, il faut autre chose. On a une belle région, mais on doit développer des services », a-t-il expliqué.
« Il y a d’autres régions qui se sont développées plus vite que nous sur le développement d’un milieu porteur, un milieu pour attirer les familles sur une longue période », a-t-il ajouté.
Au fil des années, M. Dancause a constaté que des villages avaient de la difficulté à survivre en raison du manque de service et qu’ils peinaient à garder leurs dépanneurs et leurs épiceries. Mme Latulippe abonde dans le même sens en mentionnant « qu’il y a une nécessité de revoir les offres de services ».
De mars à avril, le CEB a effectué un sondage auprès de 160 entreprises afin de vérifier les enjeux importants de la région.
Parmi ceux-ci, le manque de main-d’œuvre. « Ça augmente chaque année, mais on commence à le ressentir depuis trois ou quatre ans. C’est un problème qui s’amplifie », a fait part Mme Latulippe.
« Les entreprises ne doivent plus dépendent des emplois qu'elles ne réussissent pas à combler. Elles doivent trouver d’autres façons de croître et l’une d’elles est de se mécaniser et de s’automatiser. C’est possible qu’elles ouvrent des espaces ailleurs et c’est tout à fait normal. On voudrait que leur avenir soit ici et c’est pourquoi il faut attirer des gens », a conclu M. Dancause.


