Environ 25 personnes issues du milieu municipal des MRC de La Nouvelle-Beauce, de Robert-Cliche et de l’Amiante, accompagnées des représentants des CLD de chaque MRC, ont rencontré ce matin à Sainte-Marie-de-Beauce, le président d’Olymel, M. Réjean Nadeau et le conseiller spécial au dossier, Me Lucien Bouchard.
Cette rencontre des représentants desdites MRC, où résident la très grande majorité des travailleurs, a donné lieu à la présentation de la position d’Olymel dans le dossier de l’abattoir de Vallée-Jonction, reliée sans contredit à la crise qui sévit actuellement au Canada dans le secteur du porc frais.
Les participants à cette rencontre ont pu constater, encore une fois, l’immense écart entre la position de l’employeur et celle des travailleurs ce qui alimente leur inquiétude et leur fait craindre le pire, soit la fermeture de l’abattoir.
Tous et toutes souhaitent la continuité des activités d’Olymel à Vallée-Jonction, prétendant que la fermeture de l’abattoir serait un dur coup pour la région, et ce, autant pour les travailleurs que pour l’ensemble de l’économie régionale, en particulier pour la production porcine.
Faisant suite à cette réunion, le milieu municipal s’est doté d’un comité représentatif des MRC concernées pour assurer un suivi rigoureux du dossier.
Les trois préfets des MRC, MM. Richard Lehoux (Nouvelle-Beauce), André Labbé (Robert-Cliche) et Mme Hélène Faucher (Amiante) et les trois directeurs généraux des CLD pour ces mêmes régions, MM. Denis Sylvain, Daniel Chaîné et Luc Rémillard appuient sans réserve la mairesse de Vallée-Jonction, Mme Lise Cloutier.
En fin de rencontre, les participants (préfets, maires, présidents et directeurs généraux des CLD) ont souhaité unanimement une rencontre prochaine entre le syndicat et l’employeur afin que chacun puisse évaluer et considérer les véritables enjeux et les effets néfastes pour tous concernant la disparition de notre plus importante industrie régionale.
Finalement, après avoir reçu l’assurance de la direction d’Olymel qu’elle allait déployer tous les efforts pour maintenir l’abattoir de Vallée-Jonction en opération, le comité régional a décidé de ne pas intervenir autrement dans ce dossier jugeant que la décision finale appartient à l’employeur et aux travailleurs, et ce, dans un contexte de bonne foi et de confiance mutuelle.