Les opérations reprennent leur cours normal à l'usine Olymel de Vallée-Jonction après la fin d'une grève illégale déclenchée vendredi dernier.
Des discussions tenues au cours du week-end avec les représentants du syndicat CSN des travailleurs de l'usine ont permis de s'entendre sur les conditions d'une reprise des activités. Près de 83 % des employés ont voté en faveur d’un retour au travail à la suite de a recommandation de leur exécutif syndical.
La Commission des relations de travail du Québec avait répondu favorablement à sa requête vendredi dernier en rendant ne ordonnance provisoire considérant ce débrayage comme illégal.
En guise d’appui à deux collègues suspendus, l'ensemble des ouvriers de l'usine ont débrayé illégalement vers 10 h, provoquant l'arrêt de production pour le reste de la journée, incluant le quart du soir. Les travailleurs ont décidé par vote secret vendredi après-midi de faire la grève dans une proportion de 64 %. Cette suspension survenait après une série de quatre autres événements impliquant autant de travailleurs au cours de la semaine dernière.
La direction d’Olymel assure que les incidents qui ont été à l'origine du débrayage illégal de vendredi dernier seront traités avec diligence et selon les règles régissant les relations de travail entre les parties, de manière à éviter que de tels évènements se reproduisent. Une entente de principe a été conclue entre le syndicat et la partie patronale concernant cinq cas d’arbitrage. Un autre cas devrait être réglé sous peu.
Quelques retombées négatives
Selon l'entreprise, l'interruption du fonctionnement de l'usine a entraîné des pertes et la prolongation de cet arrêt de travail illégal aurait semer l'incertitude tant chez sa clientèle que chez ses fournisseurs.
Rappelons que l'usine de Vallée-Jonction fournit du travail à près de 1100 personnes et fonctionne à pleine capacité, soit avec un volume d'abattage de 37 500 porcs semaines. Ses produits sont destinés aux marchés étrangers dont principalement le Japon.