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Pop-corn, relâche et Mars

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POP-CORN, RELÂCHE ET MARS


La semaine dernière a été fertile en évènements de toutes sortes, mais trois en particulier ont retenu mon attention : la saga autour du pop-corn dans les salles de cinéma, le rôle des parents lors de la semaine de relâche et «l’amarssisage» d’un véhicule sur la planète Mars.

LA SAGA DU POP-CORN

Depuis plusieurs mois, les propriétaires de salles de projection de films priaient nos dirigeants de permettre la réouverture de leurs cinémas.  On se disait prêt à exiger que les gens portent le masque et on s’engageait à limiter le nombre de personnes en salle pour respecter la distanciation de deux mètres.

Après des mois de fermeture, la santé publique et les dirigeants politiques se sont mis d’accord pour répondre positivement à cette demande, ce qui aurait dû réjouir tout le monde. Mais, voilà que nos dirigeants avaient oublié un aspect important relié à la projection de films en salle : la consommation de bouffe, notamment du fameux et indispensable pop-corn. 

Quel scandale! Quelle preuve d’incompréhension de la part de nos dirigeants! Est-ce que quelqu’un peut imaginer que l’on puisse fréquenter une salle de cinéma sans se procurer une chaudière de pop-corn et un baril de liqueur douce vendus à des prix excessifs?

Cela m’a permis de comprendre que, finalement, les propriétaires de salles de cinéma réalisent plus de profits avec la bouffe vendue sur place qu’avec la projection de films.
Et pourtant, quand je consulte la définition d’une salle de cinéma dans mon dictionnaire, je lis ce qui suit : «Salle de spectacle destinée à la projection de films.» Aucune mention à la restauration.

Quand vous regardez un film à la maison, est-ce qu’il y a toujours du pop-corn qui accompagne la projection? Et, d’ailleurs, comment voulez-vous manger du pop-corn si vous portez un masque?

De grâce, branchez-vous! Ou bien vous désirez aller au cinéma pour y visionner un film, ou bien vous voulez manger du pop-corn. Ne me répondez pas les deux, car, présentement, il y a un choix à faire.

LA RELÂCHE ET LES PARENTS

Malgré le fait que le milieu de l’éducation n’en finit plus de clamer que l’année scolaire de nos petits monstres est menacée, que les risques d’échecs sont à la hausse, que l’on ne parviendra pas à passer à travers l’ensemble de la matière, que les adolescents sont en détresse psychologique parce qu’ils ne peuvent fréquenter leurs amis(es) à l’école, nos dirigeants ont décidé de maintenir la semaine de relâche habituelle du début mars. Si je pense aux profs qui vivent une année difficile et qui doivent s’adapter à de nouvelles façons de faire quasi quotidiennement, la semaine de «break» fera du bien.

Mais, ce qui me fascine quand on parle de relâche, c’est de constater à quel point on embrigade les parents. Les médias ne cessent de suggérer des activités aux parents pour accompagner leurs enfants et les divertir. Il faudrait les amener à la patinoire, à la piscine, à la glissoire, au centre de ski, au cinéma et ainsi de suite. En résumé, durant cette semaine, les papas et les mamans doivent se transformer en G.O. (Gentils Organisateurs).

C’est à croire que les enfants d’aujourd’hui ne sont pas capables de s’amuser par eux-mêmes, sans que papa ou maman et, pourquoi pas les deux, les accompagnent. 

Quand j’étais jeune (je sais, il y a longtemps de ça), dès que le déjeuner était avalé, on sortait à l’extérieur, on allait jouer à n’importe quoi. On courrait rejoindre nos voisins, nos amis et on organisait des activités qui nous occupaient jusqu’au dîner, alors que retentissait l’appel de maman nous invitant à rentrer pour le dîner. Et après le dîner, ça recommençait jusqu’au souper.

Nos parents n’avaient pas à nous préparer un programme élaboré d’activités, ni à nous accompagner pour jouer. D’ailleurs, on préférait ne pas les voir avec nous pour s’amuser à notre goût.

Je sais, je suis dépassé, je suis un dinosaure qui pense que c’était mieux à mon époque, mais je puis témoigner que, comme la plupart des jeunes de mon époque, nous avons eu une enfance heureuse et que le fait de devoir s’organiser par nous-mêmes nous a appris à nous débrouiller. 

NOUS VOILÀ SUR MARS

Jeudi dernier, la NASA a réussi à placer son véhicule «Rover» sur la planète Mars après un voyage de sept mois et de plusieurs millions de kilomètres. C’est tout un exploit. Ça faisait du bien d’avoir une nouvelle aussi rafraîchissante en ces temps de pandémie.

De plus, cette nouvelle revêtait un élément spécial pour les Québécoises et les Québécois. En effet, la personne qui pilotera le «Rover» baptisé «Perseverance» sur Mars est Farah Alibay, une native de Montréal qui a vécu dans la région de Joliette jusqu’à ses 13 ans. Cette femme, ingénieure de profession, travaille à la NASA depuis sept ans et a gravi tous les échelons la menant au rôle important qu’elle occupe aujourd’hui. Nous avons donc deux raisons de nous réjouir.

Quant à celles et ceux qui se demandent à quoi sert une telle mission, je me limiterai à vous rappeler que l’exploration spatiale des 50 dernières années a permis la découverte et la création de milliers d’inventions qui font aujourd’hui partie de notre vie quotidienne, notamment en chirurgie.
 

Visionnez tous les textes d'opinion de Pier Dutil

PENSÉE DE LA SEMAINE

Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui ne cessent de chialer suite aux décisions prises par nos dirigeants au sujet de l’actuelle pandémie :

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