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Un petit rien avec peu

Un petit rien avec peu
Cette histoire est Inspirée de P.Gilman.
durée
 

Une fois, Ernest alors bébé, reçoit en cadeau de Grand-Maman une jolie couverture bleue ornée de belles étoiles argentées. C’était un cadeau de Noël. Comme il l’aimait sa petite couverture, si bien qu’il la traînait partout avec lui!

Mais, à mesure qu’Ernest vieillit, la couverture vieillit avec lui. Un jour, sa maman dit :
 — Ta couverture est usée, effilochée et tachée. Il va falloir la jeter.
 Ernest reprend aussitôt :
 — Non! Non! Maman. Grand-maman va pouvoir l’arranger
Et, à sa première visite chez grand-mère, Ernest apporte sa couverture et demande :
 — Grand-maman! Peux-tu me l’arranger?
La grand-mère regarde la couverture, la retourne de tous côtés, prend ses ciseaux, coupe ici, taille par-là et, avec son moulin à coudre, ses aiguilles et du fil, elle a juste assez d’étoffe pour faire un petit manteau à la taille d’Ernest. Elle lui donne en cadeau de Noël et Ernest, très heureux le porte en tout temps.

Mais, à mesure qu’Ernest vieillit, le manteau vieillit avec lui. Un jour, sa maman dit :
 — Ton manteau est usé, effiloché et de plus il est trop serré. Il va falloir le jeter.
 Ernest reprend aussitôt:
 — Non! Non! Maman. Grand-maman va pouvoir l’arranger
Et, à sa prochaine visite chez grand-mère, Ernest apporte son manteau et demande :
 — Grand-maman! Peux-tu me l’arranger?
La grand-mère regarde le manteau, le retourne de tous côtés, prend ses ciseaux, coupe ici, taille par-là et, avec son moulin à coudre, ses aiguilles et du fil, elle a juste assez d’étoffe pour faire une petite veste à la taille d’Ernest. À l’occasion de Noël elle lui donne comme cadeau et très heureux il la porte en tout temps.

Mais, à mesure qu’Ernest vieillit, la veste vieillit avec lui. Un jour, sa maman dit:
 — Ta veste est usée, effilochée, tachée de confiture et de peinture. Il va falloir la jeter.
 Ernest reprend aussitôt :
 — Non! Non! Maman. Grand-maman va pouvoir l’arranger
Et, à sa prochaine visite chez grand-mère, Ernest apporte sa veste et demande :
 — Grand-maman! Peux-tu me l’arranger?
La grand-mère regarde la veste, la retourne de tous côtés, prend ses ciseaux, coupe ici, taille par-là et, avec son moulin à coudre, ses aiguilles et du fil, elle a juste assez d’étoffe pour faire une petite cravate à Ernest et elle lui donne comme présent à Noël.  Ernest qui est très heureux la porte en tout temps.

Mais, à mesure qu’Ernest vieillit, la cravate vieillit avec lui. Un jour, sa maman dit :
 — Ta cravate est usée, effilochée. Elle a trempé dans la soupe et elle est toute tachée. Il va falloir la jeter.

 Ernest reprend aussitôt :
 — Non! Non! Maman. Grand-maman va pouvoir l’arranger.
Et, à sa première visite chez grand-mère, Ernest apporte sa cravate et demande : 
 — Grand-maman! Peux-tu me l’arranger?
La grand-mère regarde la cravate, la retourne de tous côtés, prend ses ciseaux, coupe ici, taille par-là et, avec son moulin à coudre, ses aiguilles et du fil, elle a juste assez d’étoffe pour faire un mouchoir à Ernest et elle lui donne à Noël.  Ernest très heureux le porte en tout temps.
Mais, à mesure qu’Ernest vieillit, le mouchoir vieillit avec lui. Un jour, sa maman dit :
 — Ton mouchoir est usé, effiloché. Il a triste mine et tombe en ruine. Il va falloir le jeter.
 
Ernest reprend aussitôt:
 — Non! Non! Maman. Grand-maman va pouvoir l’arranger
Et, à sa première visite chez la grand-mère, Ernest apporte le mouchoir et demande :
 — Grand-maman! Peux-tu me l’arranger?

La grand-mère regarde le mouchoir, le retourne de tous côtés, prend ses ciseaux, coupe ici, taille par-là et, avec son moulin à coudre, ses aiguilles et du fil, elle a juste assez d’étoffe pour faire un beau bouton bleu, orné d’une belle étoile argentée en plein milieu. Elle lui en fait cadeau à Noël. Ernest, est très heureux et le porte en tout temps à son pantalon. Le bouton fait l’admiration de tous ses compagnons. 


 Mais à mesure qu’Ernest vieillit, le bouton vieillit avec lui. Un beau jour, Ernest s’aperçoit que son merveilleux bouton est disparu. Il cherche partout, peine perdue. Le bouton est parti, fichu. Il annonce à sa maman :

 — J’ai perdu mon beau bouton. Il ne reste plus d’étoffe pour apporter à grand-maman.
Sa mère lui répond :
 — C’est vrai! de ta couverture, ton manteau, ta veste, ta cravate, ton mouchoir et ton bouton, il ne reste que des souvenirs; assez de beaux souvenirs pour que Mon Oncle Émile en fasse un merveilleux conte de Noël.

 

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