Culturel
Des temps plus heureux pour les Amants de la scène
« On est satisfait à 99,9 %, la perfection n’existe pas en ce bas monde, blague Pierre Paillé, vice-président du conseil administration des Amants de la Scène. Le projet est au-delà de nos espérances tel qu’il est présenté. Une salle de spectacles avec un balcon présente plusieurs possibilités avec des sièges amovibles et une salle adjacente qui pourra être multifonctionnelle pour accueillir des congrès et des spectacles. »
En étant des locataires de cet immense complexe de 3500 mètres carrés, l’organisme pourra y aménager sa billetterie. « Nous aurons notre billetterie à l’intérieur. On est bien sur la Première Avenue, mais, lorsque c’est centralisé, c’est plus facile », dit le vice-président. De plus, l’équipe des Amants de la Scène pourra aussi offrir ses services et son expertise pour faciliter la présentation d’événements spéciaux et même corporatifs.
L’organisme à but non lucratif a décrié à de nombreuses reprises leur insatisfaction concernant les installations actuelles, soit le manque de disponibilité des salles et de plusieurs problèmes techniques. « La Place de l’église et le Cégep, cela a été de bons dépanneurs. Pour une ville de Saint-Georges, il nous fallait une infrastructure à la hauteur. Cela devenait très compliqué. À la Place de l’Église, nous étions des locataires, mais cela était très difficile d’avoir des dates. Au Cégep, on est bien reçu, plus qu’on ne l’a jamais été, sauf que nous ne sommes pas les premiers pour avoir les dates non plus. Le Cégep est le propriétaire de la bâtisse. Charité bien ordonnée commence par soi-même et c’est bien normal », indique M. Paillé.
« Le Théâtre de l’Église, c’est une salle paroissiale, et non une salle de spectacle. Pour l’aménager en salle de spectacle, on a fait des pieds et des mains, on a ajouté des entrées électriques, des rideaux pour l’insonorisation. Il n’en demeure pas moins que cela ne sera jamais une salle de spectacles. Au cégep, ils ont fait beaucoup d’améliorations, c’est excellent, mais on demeure avec une scène trop basse et une salle trop haute », remarque le vice-président.
« On a connu beaucoup difficultés, des difficultés techniques, et maintenant je me demande si cela sera trop facile dans la nouvelle salle. Le défi pour nous autres est de travailler aussi fort, puisque ce sera plus facile », confie ce dernier.