Culturel
Saint-Georges s’ouvre au multiculturalisme et se transporte dans les années 1980 le temps d’une soirée
Tout était en place pour une journée dédiée à la famille. Le chapiteau de la Fête du peuple, installé dans le stationnement du Centre sportif Lacroix-Dutil, a accueilli quatre kiosques informatifs portant sur la France, le Togo, le Maroc et le Canada. Les présentations étaient principalement axées sur l’aspect culinaire propre à chacun de ces pays.
Ainsi, Mustapha Kabil, Marocain d’origine et résident de Saint-Georges depuis une vingtaine d’années, a fait découvrir aux visiteurs la boisson traditionnelle du Maroc, soit le thé vert. Pour sa part, Marie-France Jacques, qui a passé plus de six mois au Togo, a fait découvrir aux curieux le manioc, un légume semblable à la patate, cultivé dans ce pays d’Afrique.
Pour chaque pays, une présentation d’une quinzaine de minutes était organisée par le représentant en question. « Cette année, nous avons voulu approfondir l’aspect culinaire de chaque pays, et développer plus en profondeur les aspects culturels relatifs à chacun d’eux, au lieu de présenter une cinquantaine de cultures différentes, et de n’offrir qu’un bref survol de celles-ci » a souligné la présidente du Comité des fêtes, Caroline Paquet.
Pour entrecouper chaque présentation sur les différents pays, deux troupes de danses avaient été invitées pour offrir une courte prestation. La première, en provenance de l’académie de danse orientale de Québec, a offert une démonstration de baladi. La troupe de danse d’Annick Caron était aussi sur place, et a présenté des chorégraphies hip-hop, ainsi qu’une courte séquence de break dance.
Autour du chapiteau, plusieurs jeunes enfants ont fait la file pour se faire maquiller, tandis que d’autres ont préféré les kiosques de bricolage, permettant de leur faire découvrir la calligraphie orientale ou les tissus marocains.
Une soirée tout en musique
Le groupe Starfish a pris d’assaut la scène dès 19 h, pour interpréter de nombreux succès rock. Leur maîtrise technique impeccable et leurs fidèles interprétations ont su réchauffer la salle, tout juste avant la prestation de Karma Kameleon, une formation musicale qui rend hommage aux années 1980. « Lorsque vous les verrez, la moustache et les cheveux vont vous pousser instantanément sur le crâne », a lancé à la blague le batteur de Starfish, en évoquant les membres de Karma Kameleon comme d’authentiques représentants des années discos.
Effectivement, ce fut un spectacle mémorable pour les spectateurs, qui ont visiblement été agréablement surpris par l’extravagance des cinq musiciens et de leurs trois choristes, ou « coquettes », comme le chanteur s’est plu à les nommer. Il était difficile de rester insensible à ces véritables avatars de l’époque disco. Aucun classique n’a échappé à leur répertoire. Big in Japan, Video Killed the Radio Star, Don’t You Forget About me, le groupe a même servi un excellent medley des meilleurs chansons thèmes de films rétros, de Rocky à Top Gun, en passant par Ghostbusters et Grease. Fameux.
En somme, la Fête du peuple s’est conclue sur une note festive, et n’aura d’autre choix que de revenir en force l’an prochain. Rappelons qu’il s’agissait de la 5e édition l’événement, c’est donc un festival encore tout jeune en Beauce.