Culturel

Le cinéma moins populaire en 2006

22 janvier 2007

Les Québécois ont été moins nombreux à aller au cinéma en 2006. Les revenus des cinémas de la province ont connu une baisse de 4,5 %, passant de 196,7 millions $ en 2005 à 187,8 millions $ l’an dernier. Dans la région, le propriétaire du Cinéma Saint-Georges et du Cinéma Lumière de Sainte-Marie, Michel Busque, décrit l’année 2006 comme étant «très moyenne» en termes d’achalandage en comparaison aux dernières années. La température et le fait qu’il a eu moins de gros films pendant la période des Fêtes sont deux des facteurs qui, selon lui, auraient influencé les cinéphiles.

M. Busque rappelle que les moments forts de l’année sont habituellement la semaine de relâche, l’été et pendant les Fêtes. «Les gens sont en vacances, ils sortent plus, vont au restaurant et terminent leur soirée au cinéma», explique-t-il. Pendant les Fêtes, il souligne qu’il n’y a pas eu de «films canons», comme «un Harry Potter ou un Séraphin par exemple, qui remplissent la salle à coup sûr».

Selon le président de Cinéac, l’organisme qui gère la publication du box-office québécois, cette diminution des recettes à l’échelle provinciale est attribuable à la perte de terrain qu’a connue le cinéma québécois. Bon cop Bad cop a eu beaucoup de succès et a engendré des recettes de 10,6 millions $, mais il y a eu moins de productions qui ont franchi le cap du 1 million $. Seul Un dimanche à Kigali et le Secret de ma mère ont dépassé le 1 million $ de recette en 2006. Alors qu’en 2005, une dizaine de films avaient rapporté plus de 1 million $ dont C.R.A.Z.Y., Horloge biologique et Aurore. Michel Busque n’associe pas, pour sa part, la baisse d’achalandage avec l’offre de cinéma québécois, mais rappelle qu’il y a plusieurs facteurs.