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Frank Abbott part de Vancouver pour étudier la religion à Saint-Joseph

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Frank Abbott, professeur d’université à Vancouver, a traversé presque tout le Canada pour alimenter ses recherches portant sur les relations entre curés et paroissiens entre 1850 et 1901. Curieusement, c’est à Saint-Joseph qu’il s’est arrêté pour nourrir sa thèse de maîtrise.

Frank Abbott aurait pu choisir n’importe quelle autre municipalité au Québec ou au Canada pour obtenir des réponses à ses questions. Pourquoi Saint-Joseph? Le professeur avoue qu’il a toujours eu un faible pour le Québec. Puis un jour, raconte-t-il, il avait emprunté la route 112. Vue de l’ouest, la municipalité lui était apparue magnifique.

Il ne s’agissait en fait que d’un prétexte. Frank Abbott s’est dirigé vers le Centre d’archives régionales de la Société du patrimoine des Beaucerons. Et là, il est tombé sur une mine d’informations qui convenaient parfaitement à son champ d’études. «Les archives et le personnel sont extraordinaires», dit-il. Si bien qu’il est venu quatre fois à Saint-Joseph pour des séjours moyens d’une semaine chacun.

Rattaché au département d’histoire de l’Université Kwantlen près de Vancouver, le professeur raconte que dans un cours qu’il donne sur l’histoire du Québec, il a observé plusieurs lacunes. D’après les écrits, l’Église affichait une forte domination sur ses paroissiens durant la dernière moitié du 19e siècle. Cette réalité concerne davantage les débuts du 20e siècle, soutient Frank Abbott. Le problème, c’est qu’on a étudié l’histoire de l’Église à travers son clergé. «Moi, je voulais connaître le point de vue des paroissiens», mentionne-t-il, surtout que cette période était marquée par un fort courant de libéralisme. Pour prouver sa thèse, Frank Abbott a lu entre les lignes. Par exemple, relate-t-il, le curé Antoine Martel (1868-1895) tenait un inventaire des hosties distribuées dans une année. Si on fait la moyenne, chaque paroissien communiait entre quatre à huit fois par année. Donc, ils n’allaient pas souvent à la messe et les curés, d’ailleurs, s’en plaignaient, relève Frank Abbott.

Si les paroissiens s’en excusaient à cause de la mauvaise température, des chemins boueux..., ils agissaient de même en matière de jeûne. Encore là, ils avaient de bonnes raisons pour ne pas observer les règles.

Les paroissiens n’écoutaient pas toujours le curé, mais en même temps, ils avaient besoin de la protection de Dieu pour ne pas tomber dans les griffes du diable. Même s’ils étaient un peu cabochons, il n’en demeure pas moins qu’ils savaient se montrer généreux envers l’Église.

Frank Abbott s’intéresse plus particulièrement à l’histoire sociale, aux fêtes populaires et aux interactions entre les groupes. Ce n’est pas la première fois qu’il choisit le Québec comme champ d’étude. Le premier Carnaval de Québec en 1894 a été son sujet de prédilection lors d’une maîtrise antérieure.

Le professeur envisage déposer son mémoire à l’automne. Une copie sera alors remise au Centre d’archives régionales de Saint-Joseph pour fins de consultation.

Source: Beauce Media

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