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Le chef Hilaire Isabelle commente le rapport du coroner sur le décès de Yannick Poulin

Le chef Hilaire Isabelle commente le rapport du coroner sur le décès de Yannick Poulin
Photo: ArchivesHilaire Isabelle, directeur du Service de police de Saint-Georges
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Le directeur du Service de police, Hilaire Isabelle, a bien voulu commenter la publication du rapport du coroner Gabriel Garneau sur la mort de son policier, Yannick Poulin. La vitesse et l’alcool ont été ciblés comme étant les causes de son accident le 26 juillet dernier. « On est consterné par cet événement. On est déçu de constater que M. Poulin a pris la route même à 0.147 », a souligné le chef de police.

« On le connaissait bien dans son travail, il était éthique, courtois avec le public et il avait beaucoup d’empathie. Du côté personnel, on savait qu’il était un grand sportif », indique M. Isabelle.

Selon les informations du chef, Yannick Poulin était du style à prévoir le coup lorsqu’il allait dans les bars. Cette soirée-là, il a célébré des retrouvailles avec des amis et a pris le volant pour retourner chez lui. « Cette fois, il ne semble pas avoir prévu d’alternative. Il a dépassé la limite et il n’a pas su s’arrêter même si c’était un jeune homme brillant et informé… Il était un sportif, mais, avec de l’alcool au volant, tu as moins de réflexes. Ce mauvais jugement, il a payé cher de sa vie », a commenté ce dernier.

Avec le temps des Fêtes à nos portes, le chef de police insiste que la préparation même d’une fête doit inclure la planification du retour sécuritaire à la maison des convives. Ces temps-ci, les gens peuvent prendre soit un chauffeur désigné, un taxi, un service de raccompagnement ou même Opération Nez rouge.

Cependant, M. Isabelle tient à préciser que cela arrive à bien des gens et surtout ne pas généraliser avec les membres du corps policier. « Qu’il soit policier, avocat, médecin ou même chauffeur de camion, cela peut arriver à n’importe qui quelque soit son métier », pense-t-il. Le chef de police soutient d'ailleurs que ce comportement doit être enrayé parmi la population.

Le combat loin d’être fini
Avec un constat aussi désolant, M. Isabelle soutient que le combat contre l’alcool au volant est loin d’être terminé au contraire même si cela fait 10 ans que la Table de prévention contre l’alcool au volant de Beauce-Sartigan a été créée. Selon lui, il faut redoubler les ardeurs  pour encore améliorer le bilan de sécurité routière. « On était l’une des pires régions au Québec. La situation s’est améliorée grandement. Ce n’est pas fini. Il n’y a pas une année qu’on ne perd pas un jeune qui a conduit avec plus de. 80 mg d’alcool dans le sang. On va continuer à combattre la conduite en état d'ébriété », lance M. Isabelle.

Depuis la dernière décennie, le Service de police, qui est un des partenaires à la Table, a accentué ses campagnes de prévention et a agi sur divers fronts  pour éduquer les jeunes dans les écoles dont récemment avec Opération Nez rouge dans le cadre de ''Party sans déraper''. De plus, M. Isabelle souligne que son service donne des efforts constant par la tenue de nombreux barrages routiers sur le territoire.

Selon M. Isabelle, ce triste événement qui a ébranlé la communauté et le monde policier à Saint-Georges pourra servir à la prévention de l’alcool au volant. « Cela va motiver les troupes à poursuivre le combat contre l’alcool au volant », insiste ce dernier.

M. Isabelle se réjouit que le gouvernement du Québec se dirige vers l'implantation d'une norme plus sévère en ce qui a trait à la limite d'alcool permise dans le sang d'un automobiliste au volant. La Table québécoise de la sécurité routière recommande au gouvernement de diminuer cette limite de 80 à 50 mg d'alcool par 100 ml de sang. « C’est une bonne amélioration et il faut le faire », insiste ce dernier pour changer le comportement des conducteurs.

Deux autres qui n’ont pas compris
Le 27 et le 28 novembre dernier, le Service de police de Saint-Georges a arrêté deux personnes en état d'ébriété, soit un premier homme de 43 ans et un autre de 20 ans. Dans les deux cas, ils ont refusé de subir l’alcootest. Ils feront face à des accusations de conduite avec facultés affaiblies par l’alcool et de refus. Les permis des deux individus ont été suspendus pour 90 jours. Leurs véhicules ont aussi été saisis pour une période de 30 jours.

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