Faits divers

Semaine de la courtoisie : Le virage à droite au feu rouge demeure un privilège

22 septembre 2010
Depuis le 13 avril 2003, il est permis d’effectuer un virage à droite au feu rouge, mais grand nombre de conducteurs n’ont toujours pas saisi l’essence de cette loi. « L’utilisation de ce privilège a malheureusement engendré quelques problématiques conduisant à des frustrations de certains conducteurs », souligne Lieutenant Daniel Desmarais directeur du poste de la Sûreté du Québec de Beauce-Sartigan.
 
Selon la loi, un panneau peut interdire le virage à droite sur un feu rouge. Parfois, un panonceau peut indiquer les heures auxquelles il est permis de le faire. En tout temps, le conducteur doit toujours s’immobiliser complètement avant la ligne d’arrêt ou le passage de piéton avant d’effectuer ce virage. « Il doit aussi s’assurer de l’absence de danger, laisser la priorité de passage aux piétons qu’ils soient ou pas engagés dans l’intersection, car ces derniers ont la priorité », rappelle M. Desmarais.
 
Les automobilistes doivent comprendre que de tourner à droite au feu rouge après immobilisation est un privilège, et non une obligation. Un conducteur peut donc attendre que le feu de circulation passe au vert pour circuler. « Un conducteur d’un véhicule qui s’impatienterait et qui klaxonnerait afin de lui faire traverser l’intersection pourrait se voir remettre un constat d’infraction assorti d’une amende de 100 $ plus les frais. Les autres infractions en lien avec le virage à droite sur un feu rouge prévoient une amende de 100 $ plus les frais et trois points d’inaptitude, cette loi s’applique aussi aux cyclistes », informe M. Desmarais.
 
Le directeur du poste de la SQ rappelle aux automobilistes de porter une grande attention aux angles morts afin de s’assurer qu’il n’y a pas de cyclistes ou de piétons voulant s’engager à l’intersection. « Il faut aussi accorder une attention très particulière aux enfants, aux personnes âgées, aux personnes ayant une déficience visuelle et aux personnes à mobilité réduite ou à toutes personnes qui traversent la voie plus lentement », précise ce dernier.
 
« Je rappelle que c’est un privilège et que l’impatience de certains conducteurs pourraient mener à la perte de vie ce qui n’a pas de prix! », conclut le lieutenant Desmarais.