Le Bureau de décision et de révision (BDR) a ordonné le blocage des sommes obtenues suivant la vente d'une propriété appartenant à Pierre Jolicoeur suite à la demande de l’Autorité des marchés financiers. Ces montants d’argent auraient été obtenus en contravention des ordonnances de blocage initialement prononcées le 30 juillet dernier à l'égard de M. Jolicoeur et de la Corporation de capital B.M.T. 06.
Le Bureau a aussi ordonné à diverses parties, soit « Martin Gilbert, notaire impliqué lors de la vente et Gaston Quirion, l'acheteur de l'immeuble, de ne pas se départir de toute somme reçue suivant la vente de la propriété de Pierre Jolicoeur située à Lac-Poulin.» Le notaire ainsi que l'acheteur ont tous deux investi des sommes importantes auprès de Pierre Jolicoeur.
L'Autorité a été informée de cette vente le 12 avril dernier. En ce sens, elle a réclamé une intervention rapide du BDR, car elle appréhendait que le prix de vente de la propriété soit détourné ou utilisé au détriment de l'ensemble des investisseurs qui ont fait affaire avec Pierre Jolicoeur.
Cette ordonnance de blocage initialement prononcée le 30 juillet 2010 à l'égard de cet individu a été renouvelée pour une deuxième fois le 22 mars dernier. « M. Jolicoeur n'aurait pas respecté les ordonnances de blocage prononcées contre lui alors qu'il était informé de leur existence. Son comportement dénote qu'il fait fi des diverses ordonnances prononcées par le Bureau à son égard », critique le BDR.
Le BDR a également ordonné la publication de l'ordonnance de blocage au Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Beauce à l'encontre de l'immeuble qui a fait l'objet de la vente. L'Autorité croit que cette publication protégera les droits des investisseurs.
L’AMF a conclu son communiqué de presse en rappelant une phrase émanant de la décision du BDR de novembre dernier. « L'argent qu'il a réellement investi n'a amené que des pertes. Ce qui n'a pas servi à payer des intérêts aux investisseurs pour endormir leur méfiance est allé dans sa poche pour soutenir son train de vie, et ce, pour un montant de 2 500 000 $. Non seulement, il a recueilli illégalement de l'argent, mais il a mis sur pied une chaîne de Ponzi pour dissimuler ses méthodes. »