Jeunesse

Lorsque les arts viennent en aide aux jeunes en difficultés

17 février 2009

Les départements de Techniques d’éducation spécialisée (TES) et d’Arts plastiques du Cégep Beauce-Appalaches ont réalisé un projet inédit à Saint-Georges qui a permis d’aider deux jeunes en difficultés en les initiant au travail artistique. Référées par le CLSC Beauce-Sartigan, ces jeunes filles ont participé à cette belle aventure afin de s’exprimer par les arts et améliorer leur estime de soi.

Ce sont les enseignants en TES, Suzanne Houde, et en Arts plastiques, Christian Pépin, qui ont initié le projet qui s’est étalé sur quatre semaines. « Les jeunes filles ont pu développer leurs habiletés artistiques et comprendre les étapes pour arriver à un résultat concret. Cette démarche a permis d’améliorer leur estime de soi. Elles ont aussi développé leur persévérance, appris à s’extérioriser dans un projet artistique et à échanger avec leurs pairs », explique Mme Houde.

Les deux professeurs et une étudiante de troisième année de TES, Kathleen Morin en compagnie de quatre étudiantes en Arts, Lydia Dostie, Jenny Gagné, Claudia Rodrigue et Marie-France Deblois ont collaboré au projet. Ils ont accompagné les deux jeunes filles dans leur démarche artistique en concevant des masques.

Soulignons que les étudiants sont intervenus directement auprès des jeunes. « Pendant que Kathleen encourageait et stimulait les jeunes, les quatre étudiantes en Arts les initiaient aux techniques artistiques, ajoute Mme Houde. La chimie s’est installée dans le groupe dès la première rencontre. Le faible écart d’âge entre aidants et aidés a facilité le rapprochement ».

Pendant l’étape de conception, cela a permis aux jeunes participantes d’améliorer leur vie sociale, de se sentir appréciées et d’échanger avec les étudiantes. Elles ont également aimé être dirigées sans être soumises à un contrôle excessif. « Lors du bilan de fin de projet, les deux jeunes filles ont mentionné avoir apprécié l’ambiance des rencontres qui avaient lieu parfois sans la présence d’adultes. Elles ont aussi trouvé que le temps avait passé trop vite et que les masques qu’elles avaient créés leur ressemblaient », a mentionné Mme Houde.

Ce type de projet aura des suites selon Mme Houde avec ces mêmes participantes ou encore avec d’autres jeunes en difficulté.