Une enseignante et sa classe s'impliquent pour l'environnement

Par Tessa Morin-Cabana , Journaliste
Le fruit des efforts et du travail mené par Isabelle Rancourt et ses élèves de 3e et 4e années de l’école Éco-Pin, à Notre-Dame-des-Pins, a finalement porté fruit. En plus de sensibiliser grandement les élèves et leur entourage sur l’importance d’une eau de bonne qualité avec son projet « L’eau, source de vie » ils ont remporté le prix du concours La Palme Verte, catégorie Profs en action.
La Palme Verte est un concours organisé par la Fondation des Muséums Nature de Montréal, invitant les enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire, à s’impliquer avec leurs élèves en posant une action environnementale dans leur milieu scolaire.
Isabelle Rancourt a commencé avec un projet portant sur les poissons, sans se douter que quelque temps plus tard, elle allait monter un projet d’envergure s’inscrivant dans une compétition provinciale.
L'eau, source d'un projet
En introduisant un aquarium dans la classe, elle et ses élèves se sont d’abord penchés sur le problème de la qualité de l’eau de l’aquarium, afin de bien s’occuper des poissons présents à l’intérieur. Puis, l’enseignante a fait le parallèle entre la qualité de l’eau dans un aquarium et dans un cours d’eau. Ensemble, ils ont tenté de trouver des solutions aux problèmes de la qualité de l’eau. Suite à l’intérêt accru que portaient ses élèves envers le projet, Isabelle Rancourt a décidé de le pousser plus loin et de participer au concours de La Palme Verte.
Suite à de nombreuses expériences sur le PH de l’eau d’un aquarium et de l’eau de la rivière Chaudière, les élèves se sont mis en action en réalisant de nombreux dépliants et affiches, afin de sensibiliser leur famille, leurs camarades d’école ainsi que la population de Notre-Dame-des-Pins en entier. Ils ont également planté des pins au bord de la rivière, près du pont Perreault, pour contre l’érosion des sols, en plus de nettoyer les berges.
« Les élèves se sont impliqués incroyablement. Bien vite, ils appliquaient à la maison ce qu’ils avaient appris à l’école, reprochant à leurs parents d’arroser l’asphalte ou de trop laisser couler l’eau » affirme, enthousiaste, Isabelle Rancourt. Elle affirmait d’ailleurs que les élèves ont été grandement responsables du succès du projet, se montrant intéressés et passionnés.
Des efforts qui en valent la peine
En gagnant le concours, les 19 élèves se sont mérité un voyage toutes dépenses payées au Biodôme de Montréal pendant deux jours. En plus de visiter le planétarium, le Jardin botanique et le Biodôme, les élèves ont eu droit à un traitement v. I.P, en ayant l’occasion de visiter le Biodôme de nuit, voyant ainsi les castors, porc-épic et les chauves-souris a l’œuvre. De plus, ils ont eu la chance d’accompagner un vétérinaire et de voir les secrets de l’alimentation des animaux. « Je m’attendais à ce qu’ils soient fatigués en revenant, mais presque aucun n’a dormi. Ils n’arrêtaient pas de parler de ce qu’ils avaient vu, de ce qu’ils avaient préféré. » En plus du voyage au Biodôme, un trophée a été remis à l’école, ainsi que 1000 $ qui iront à la continuation de la mise en action du projet.
En plus de ses heures d’enseignement, Isabelle Rancourt a passé 60 heures sur son projet. L’enseignante compte bien améliorer son projet pour en faire un projet de recherche disponible à tous les enseignants de la CSBE, dès l’an prochain. Mais avant, elle souhaite le retravailler, afin d’enlever les activités superflues et d’en ajouter qui auraient été pertinentes.


