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Suspension du Service incendie

Les officiers de Saint-Honoré souhaitent une entente

Les officiers de Saint-Honoré souhaitent une entente
Photo: Archives EnBeauce.com
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Dans le conflit qui oppose les pompiers et la Municipalité de Saint-Honoré concernant la suspension des activités du Service incendie, les officiers se montrent ouverts à la communication et souhaitent en venir à une entente. EnBeauce.com s’est entretenu avec Richard Gosselin, directeur du Service incendie.

Rappelons que les pompiers souhaitaient obtenir une nouvelle entente au niveau salarial. Les négociations à ce sujet ont d’ailleurs débuté en 2017. Quelques rencontres ont eu lieu depuis et un ajustement a effectivement été réalisé pour les interventions. Mais en 2019, la Municipalité a notamment retiré le taux d’indexation aux pompiers.

« [La Municipalité] a accepté une résolution de [son] côté, qui avait été discutée au préalable, mais ils [l’] ont ajustée à leur façon et nous, ça ne nous plaisait pas. Premièrement, le taux d’indexation, on n’acceptait pas ça de s’être fait enlever ça. »

Dans cette décision, le conseil municipal a aussi offert une légère augmentation à ses officiers pour des travaux de prévention, de maintenance d’équipements, pour le travail de bureau, etc., mais le salaire aurait été gelé par la suite jusqu’en 2022, toujours sans taux d’indexation.

« On ne veut pas exagéré dans les salaires, mais on s’est dit “Non, c’est inacceptable”, et c’était à l’unanimité. On n’acceptait pas cette résolution-là », a-t-il poursuivi.

Ultimatum et répercussions

C’est à ce moment-là que les pompiers ont donné un ultimatum pour obtenir un nouvel accord dans un délai de 14 jours, sans quoi les membres du Service incendie, composé de quatre officiers et de deux pompiers responsables, démissionneraient de leurs fonctions le 31 décembre.

Après avoir délibéré, le conseil municipal a refusé de donner suite à cette requête, et par conséquent, a accepté la démission de ses employés. Le directeur du Service incendie en a été informé hier soir par le biais d’une lettre dont a également pris connaissance EnBeauce.com.

Richard Gosselin a toutefois indiqué qu’il avait mentionné verbalement au directeur général Serge Vallée, lundi matin, que les officiers ne démissionneraient pas. Mais selon lui, le tout a par la suite « dégénéré », d’où la présente situation.

« Ça bouscule tout le monde, ça a comme un effet domino. On est impliqués dans les plans d’intervention des autres municipalités autour. Ils ont besoin de nous comme on a besoin d’eux. On enlève un service incendie comme ça, du jour au lendemain, ça a de grosses répercussions partout dans toute la MRC », a-t-il affirmé.

Une nouvelle entente souhaitée

Celui-ci a continué en disant que les officiers ont toujours voulu s’asseoir et discuter pour en venir à un consensus qui conviendra à tous, tout en ajoutant un bémol. 

« Le pompier qui doit quitter son travail personnel à cause d’un appel, il ne faut pas qu’il soit désavantagé. Il ne faut pas qu’il soit gagnant, mais il ne faut pas qu’il soit perdant non plus. Le travail de pompier aujourd’hui, comme ça l’était autrefois, ce n’est pas de tout repos. Ça peut être à toute heure du jour, à tout temps de l’année, la nuit, les journées fériées. Nous, on n’a pas de temps et demi [lors] des journées fériées, c’est le même salaire. »

Il a toutefois tenu à dire que ce dernier point ne faisait pas partie des demandes des pompiers.

Tout ce que demande les officiers, selon ses dires, c’est que le salaire soit ajusté, lorsqu’ils doivent quitter leurs occupations pour répondre à un appel et aller aider les gens. 

Mentionnons que seulement pour les interventions, les pompiers de Saint-Honoré gagnent environ 1000 $ par année, et que depuis le début des négociations en 2017, aucun ajustement de salaire n’a été fait depuis une quinzaine d’années.

Actuellement, Richard Gosselin souhaite que la communication se rétablisse entre les employés du Service incendie et la Municipalité.

« On est ouvert à ce qu’il y ait une bonne communication, parce qu’il n’y en a plus, ça a été fermé. On ne fait même plus partie des employés de la Municipalité. »

Des développements sont peut-être à prévoir de ce côté, puisque le conseil municipal a fait part de son intention de rencontrer de nouveau les pompiers. Cette réunion devrait possiblement avoir lieu cette semaine. 

« L’avenir va nous le dire. J’imagine que ça va prendre le bon bord. On l’espère tous, je pense que la Municipalité espère aussi qu’il y ait une entente le plus tôt possible », a-t-il conclu.

 

 

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