Une année de prudence pour Ville de Saint-Georges
Ville de Saint-Georges appréhendait la crise depuis longtemps, et le prochain budget qui s’annonce sera extrêmement prudent selon le maire Roger Carette. En pleine préparation budgétaire, il a soutenu que les demandes des organismes affluent, mais que les fonds disponibles se font plus rares. Il réitère que le prochain budget « sera prudent ».
Le budget de la ville sera présenté pour adoption à la mi-décembre. D’après le rapport sur la situation financière de Saint-Georges présenté récemment, la municipalité réalisera des surplus d’exercice de 2 560 000 $. Cette somme portera le surplus accumulé à un peu moins de 5 M$. La grande majorité de ces sommes sont strictement réservées aux parcs, aux grands projets, à l’éducation en environnement, aux secteurs est et ouest ainsi que pour payer les avantages sociaux des employés municipaux en négociation.
Une évaluation croissante
L’évaluation imposable de la ville a cru de 3 % (50 M$) comparativement en 2008, pour une valeur totale de 1,7 G$. Cet indicateur de richesse foncière de la ville pourra bien entendu pallier à réduire l’augmentation des taux de taxes. Une politique budgétaire des élus municipaux est de maintenir les taxes et tarifs au minimum. Voilà est l’objectif du conseil municipal. Ils appréhendent une croissance des dépenses en 2009 de près de 5 % incluant, l’inflation et pour le développement de la municipalité.
Les dettes accumulées sont de près de 36 M$ dont 10 M$ pour celle de la nouvelle ville créée en 2001. Cela comprend aussi une dette de la Régie intermunicipale du comté de Beauce-Sud de l’ordre d’un peu plus de 3 M$ et de 17,7 M$ pour l’usine d’eau potable.
Soulignons que le gouvernement du Québec ne remettra pas entièrement ses dus à la Ville. Elle essuiera donc une perte nette de 536 000 $.
De l’essentiel à l’agréable
Le maire Roger Carette a une nouvelle rhétorique pour les orientations dans l’administration de la ville en cette conjoncture économique. « Les gens sont interpellés à démêler absolument l’essentiel, le nécessaire, l’utile et l’agréable. On va essayer de jouer dans les deux premières catégories, et de temps en temps, un petit bonbon pour l’agréable », souligne le maire. Ces orientations vont avec la mission de la Ville, la vie, la santé, l’emploi et la famille.
Les priorités d’immobilisations
La Ville a d’énormes priorités d’investissement en terme d’infrastructures. Avant le processus budgétaire, les directeurs de services ont dressé des besoins de 31 M$. Cette liste a été ramenée à 14 millions $. Ceci englobe les notamment les prolongements de services, amélioration du réseau routier, aqueduc et égout, réfection d’édifices et l’amélioration des équipements de ses services publics et des installations sportives.
Cependant, cela ne comprend pas les projets qui sont toujours prioritaires selon le Conseil municipal : le centre culturel, le quai Pinon, l’agrandissement de l’Hôtel de Ville, un nouveau garage municipal et le prolongement de la 25e Avenue.
Dissidence pour la hausse salariale des élus
Marie-Ève Dutil a lu hier une lettre montrant sa dissidence à une résolution approuvant l’ajustement salarial de 2,5 % des élus municipaux et du maire. Cette dernière lu une longue lettre expliquant sa décision, et ce, en pleine période de ralentissement économique. Elle s’est engagée à verser cette augmentation salariale aux enfants du parc des Sept Chutes.


