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Les promesses se cachent pour mourir

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La crise financière et économique actuelle amène avec elle son lot de nouvelles négatives et dans certains cas très surprenantes. Les mises à pied massives et les annonces de fermeture se succèdent à un rythme effréné.

Par Éric Lachance

Pendant que les mauvaises nouvelles économiques s’accumulent, nos gouvernements tentent toutes sortes de manœuvres afin de conserver l’appui de la population. Mais tout porte à croire que nos leaders essaient seulement de passer à travers une crise économique sans précédent sans trop se faire écorcher. Pour cela, ils contrôlent l’information et prennent des mesures qui aideront probablement ceux qui n’en ont pas besoin comme les banques et les pétrolières. Où sont passées les idées, les orientations et le leadership qu’un gouvernement doit détenir pour assurer la pérennité de la nation et le développement du plein potentiel de chaque individu constituant notre société?

Le fait de diminuer ou de ne pas soutenir les démarrages d’entreprises va laisser un creux dans l’économie québécoise à court terme. Les hommes et les femmes qui ont décidé de lancer leur entreprise au cours des dernières années doivent également faire face à la crise, mais avouons-le, l’aide se fait rare et ce sera probablement eux les grands perdants.

Comment peut-on se mobiliser afin de les supporter dans cette période plus difficile? Ne pas supporter une grande majorité de nos entreprises va avoir des impacts directs dans nos municipalités, car ces dernières sont majoritairement constituées de PME et même de micro-entreprises qui se font refuser le crédit nécessaire pour assurer leur survie. Un jour, elles seront peut-être admissibles aux différents programmes mis en place par nos décideurs, mais pour l’instant, les craintes sont bien réelles.

Le pétrole, par exemple, tout le monde sait que cette ressource est appelée à disparaître et que le niveau de pollution que notre planète peut absorber est dépassé depuis longtemps. On envoie des hommes dans l’espace et on parle même d’une mission sur la planète Mars et nous serions incapables de développer des technologies alternatives au pétrole. Je crois bien plus que c’est un manque flagrant de volonté et de vision.  Ne devrions-nous pas faire des choix stratégiques et investir de façon importante dans des projets à haut potentiel de développement?  Nous savons tous que l’énergie sera sans aucun doute le pouvoir de l’avenir. Toutes les nations du monde tendent à se sortir de la dépendance au pétrole et aux énergies polluantes. Nous possédons ici au Québec une énorme expertise en électricité et nous n’exportons qu’une infime partie de notre savoir. Pourquoi? Exporter l’énergie électrique c’est relativement facile, mais développer et soutenir des alternatives qui vont à l’encontre des prérogatives d’Hydro Québec ça c’est une autre histoire.

Theodore Roosevelt a déclaré un jour « il n’y a pas de leaders exceptionnels,   il y a seulement des leaders ordinaires, qui, quelquefois en situation exceptionnelle prennent des décisions exceptionnelles ». Nous sommes présentement en situation exceptionnelle, mais je ne vois personne prendre de grandes décisions ni d’orientations claires. On parle beaucoup d’investissements en infrastructure et c’est bien, mais cela ne relancera pas tous les secteurs de l’économie.

Ne devrait-on pas profiter de la situation pour se remettre en question? Avons-nous les bons outils ou bien n’avons-nous pas trop de structures ? C’est vers un mur que notre société se dirige; un jour arrivera où nous devrons faire des choix et plus on attend et plus l’on pellette nos problèmes par en avant, plus les choix seront difficiles. L’État ne passera pas au travers de la crise sans régler ses problèmes budgétaires. L’État aura bientôt des choix déchirants, soit augmenter ses revenus via les tarifs ou bien couper dans les services. Nous sommes déjà trop endettés, il serait irresponsable de continuer dans ce sens et d’ainsi continuer à creuser notre propre tombe. Une des preuves les plus flagrantes que l’État ne change pas c’est bien l’aide accordée aux centres de tri du Québec. Plutôt que d’apporter des solutions, l’État leur dit d’emprunter pour traverser la crise. Cela constitue-t-il vraiment une solution d’avenir? Ce que j’attends de mes leaders politiques c’est qu’ils se comportent comme des leaders et qu’ils nous disent la vérité même si celle-ci est difficile à accepter. Nos leaders ne doivent-ils pas coordonner tous les bras de l’État afin que tous les paliers travaillent dans le même sens?

Un autre exemple : la Commission scolaire Beauce-Etchemin qui dispose d’un surplus accumulé de 14.2 millions $. Ne devrait-on pas les obliger à investir une partie de nos millions dans nos écoles et ainsi créer des emplois chez nous et améliorer l’environnement de nos enfants. Ou bien, pourrait-il tout simplement abaisser la taxe scolaire afin de soulager les contribuables? Le gouvernement ne devrait-il pas limiter les surplus de ses créatures en les obligeant à investir au lieu de laisser nos installations se détériorer? Mais pour inculquer l’imputabilité, il faut l’être soi-même. On ne peut pas demander d’être responsable si on ne l’est pas soi-même.

À mon avis, le temps des grandes annonces, par exemple le développement du Nord Québécois, et des plans évasifs est révolu, on doit prendre une direction claire et s’y tenir. M Charest nous disait à la dernière campagne électorale qu’en période de crise, le Québec se devait d’avoir une seule paire de mains sur le gouvernail du navire, et bien maintenant il est seul maître à bord. Ce à quoi je m’attends c’est du concret, c’est qu’il soulève les passions et qu’il sème l’espoir dans la population, car c’est de ça qu’une nation a le plus besoin. Il faut se sentir concerné, soulevé et mobilisé afin d’exploiter notre plein potentiel. La force d’une nation est intangible, ce n’est pas des routes, des bâtiments ou des technologies, mais bien plus un sentiment d’appartenance, des réussites et de la solidarité.

Absurde ?
Pendant ce temps difficile, le président de la Banque Nationale augmente son salaire à 4,3 millions $ par année, soit une augmentation de 23 % pendant que les profits de la banque plonge de 34 %. On apprend également que le prochain président de la Caisse de dépôt et placement du Québec gagnera beaucoup plus que son prédécesseur. Je n’ai pas vraiment de problème avec les gros salaires tant que ce n’est pas mon argent. Mais ne serait-ce pas souhaitable d’imposer des limites salariales dans certains cas? Surtout si on compare le salaire du premier ministre du Québec qui gagne plus ou moins 300 000 $ et qui gère 60 milliards de dollars et l’avenir de 7 millions de personnes versus le président d’une banque ou d’une société d’État. 

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