Le maire de Saint-Georges, François Fecteau a dressé hier le rapport sur la situation financière de la Ville lors séance du conseil municipal d’hier, 23 novembre. Selon ce dernier, la bonne situation financière que connaît Saint-Georges lui permet de se démarquer parmi les villes de catégorie semblable à l’échelle du Québec.
Tel que le prescrit la Loi, le maire a procédé au dépôt du Rapport sur la situation financière de la Ville (au 31 décembre 2008). « Cette condition favorable permettra d’aborder positivement l’élaboration du plan triennal des projets d’immobilisations (2010-2012) qui s’amorce », a lancé le maire.
Les indicateurs financiers préliminaires démontrent un probable surplus d’opérations de 2,2 M$ au 31 décembre 2009. Cependant, la dette à long terme serait de 42,38 M$ soit 2,7 M$ de plus que l’année précédente.
Par ailleurs, le dépôt d’un nouveau rôle triennal d’évaluation et l’ajout de propriétés ont fait grimper la valeur foncière imposable de la ville de 15,3 %. Elle s’établit alors à environ 1,95 G$ alors qu’elle était au 1er janvier 2009 de 1,69 G$.
Le rapport indique aussi que les taux de taxes foncières et les tarifs seront progressivement uniformisés au cours de l’année 2010. D’ailleurs, le taux en 2010 sera abaissé à 88 ¢/100 $ d’évaluation pour tous les secteurs à l’exception de Saint-Jean-de-la-Lande qui serait de 81 ¢.
Cela n’inclut pas les taxes de service de dettes s’appliquant à l’ensemble de chaque secteur. Le Secteur de Saint-Jean payera le plus avec 31,8 ¢/ 100 $ d’évaluation. D’après les estimations, les contribuables des secteurs est et ouest défrayeront respectivement 13,9 ¢ et 14,2 ¢ alors que la paroisse du côté est et le secteur Aubert-Gallion devront payer 4,4 ¢.
Le prochain budget d’exploitation comprendra aussi la tarification au mètre linéaire, une augmentation de 1,5 % des revenus supplémentaires des évaluations nouvelles ainsi qu’une hausse supérieure à 1 % des revenus supplémentaires correspondants à une partie de la croissance de l’indice des prix à la consommation. Ville Saint-Georges compensera la hausse de l’évaluation foncière imposable par une baisse du taux de la taxe foncière générale puis limitera la croissance des dépenses à environ 2 %. La taxe professionnelle (d’affaires) sera aussi diminuée de 4,10 % à 3,75 % sur l’ensemble du territoire.
Orientations du nouveau conseil
La dernière campagne électorale a permis aux membres d’avoir le pouls de la population concernant les besoins e en matière de développement des infrastructures et des services municipaux. « Dans le cadre de la préparation et de l’adoption du plan triennal d’immobilisations, nous avons amorcé une réflexion sur les différentes priorités qui nous ont été ciblées par les gens de notre communauté. Nous avons amorcé l’analyse “besoins-coûts”, notamment dans les dossiers d’équipements sportifs, revitalisation du centre-ville, transport collectif, tout en réévaluant les différentes options qui s’offrent à nous dans le dossier du complexe culturel », indique le maire Fecteau.
D’après son plan d’investissement, la Ville effectuera ces dossiers si elle reçoit la juste part des investissements publics en infrastructure des paliers de gouvernements supérieurs. « Nous devrons faire des choix parfois difficiles, mais toujours planifiés en fonction de l’écoute accordée aux citoyens et des priorités mises en œuvre. La capacité de payer des contribuables et le besoin de mise à niveau de nos infrastructures seront mis en perspective dans notre réflexion », évoque M. Fecteau.
Rémunération des élus
Rappelons que les membres du conseil municipal ont modifié le règlement relatif à la rémunération des élus. En plus de la rémunération, une allocation de dépenses égales à la moitié du montant de la rémunération de base sera aussi versée. L’allocation du maire ne peut excéder le maximum fixé par la loi. Cela veut donc dire que le maire sera payé 60 416 $ plus une allocation de fonction de 14 584 $. Les conseillers eux toucheront un salaire de 12 446 $ ainsi qu’une allocation de fonction de 6223 $.