La demande d’admissibilité à la nouvelle politique nationale de la ruralité de Ville Saint-Georges pour une partie de leurs territoires ruraux fusionnés a été remise sur la table lors de la séance du Conseil des maires tenue mercredi soir. En avril dernier, les maires s’étaient objectés à la demande de la Ville. Depuis, le Conseil municipal de Saint-Georges a fait parvenir une lettre aux maires précisant ses intentions et ses modalités d’inclusion au programme.
Le Conseil de ville de Saint-Georges a modifié sa demande en excluant Aubert-Gallion et la paroisse du côté Est. La demande concerne maintenant que le secteur de Saint-Jean-de-la-Lande. La Ville souhaite pouvoir demander des fonds dans trois enveloppes de ce programme, qui ne sont pas gérés au niveau de la MRC, mais directement par le gouvernement. Il s’agirait d’une enveloppe supplémentaire qui ne toucherait pas les 211 000 $ prévus pour la MRC pour les sept prochaines années. Le Conseil des maires, avec ces précisions, soutient l’argumentaire de la Ville et demande, en cas d’inclusion du territoire de Saint-Jean-de-la-Lande, que l’enveloppe consentie à la MRC soit bonifiée proportionnellement.
Les enveloppes auxquelles Ville Saint-Georges souhaitent demander des subventions concernent la mise sur pied de laboratoires ruraux, le Fonds d’initiative pour l’avenir rural et le développement de produits de spécialité. Le préfet indique que cette demande avait fait de la bisbille au Conseil des maires, mais qu’aujourd’hui, avec les modifications et précisions apportées, les maires approuvent la demande de Saint-Georges. Il rappelle que ce sera au ministère des Affaires municipales et des Régions à trancher à savoir si le territoire rural de la Saint-Georges peut être admissible à la politique nationale de la ruralité ou non.
L’annonce du dépôt de deux projets au Ministère a été faite par la ville pour son secteur rural. Le maire de Saint-Georges, Roger Carette, a souligné que s’il n’est pas trop tard, la résolution d’appui à leur demande par le Conseil des maires est une bonne nouvelle. «Honnêtement, la résolution contre la demande de la dernière séance n’a pas aidé», a affirmé M. Carette, qui souhaite que cela ne nuise pas à leur requête.
M. Carette a souligné que le Ministère hésite dans ce dossier, car il craint que l’ajout de Saint-Georges incite d’autres municipalités urbaines fusionnées avec des territoires ruraux à faire de même. Si la demande de la Ville est acceptée, elle serait la 10e municipalité urbaine fusionnée à voir une partie de son territoire incluse dans la politique de ruralité.
On attend le vote du budget…
Le maire de Saint-Georges indique qu’il faut attendre à vendredi, jour du vote sur le budget à l’Assemblée nationale, pour connaître la suite des choses. Tout dépend de la tenue ou non d’élections prochainement, a-t-il laissé entendre. Il a rappelé qu’au moins les démarches pour le prolongement de l’autoroute 73 se poursuivent. Des hauts fonctionnaires du ministère des Transports étaient dans la région hier pour rencontrer des propriétaires touchés par le passage de l’autoroute afin de réduire les irritants. Le projet de prolongement est écrit dans le budget, pour la 2e fois en 30 ans, selon le maire Carette, ce qui est positif, mais il attendre de savoir si le budget sera accepté ou non, a-t-il répété.