Le Conseil de Ville réplique aux cols bleus
Le Conseil municipal de Ville Saint-Georges a réagi vivement aux commentaires émis par les leaders syndicaux représentant les 35 cols bleus de Saint-Georges la semaine dernière. Les membres du Conseil ont émis quelques commentaires et souhaitent apporter des précisions à leurs propos.
Dans le communiqué de presse émis cet après-midi, les élus municipaux se disent « profondément déçus du ton des déclarations qui leur rappellent les négociations du secteur public de 75 à 90 ».
Ils n’apprécient guère les qualificatifs de « fausses, mensongères et crapuleuses » que les leaders syndicaux concernés ont mentionné à la radio et dans les médias électroniques. « Pour être respectés, des leaders doivent être respectables », a répliqué le conseil municipal.
Ils considèrent également que le très grand nombre de leurs employés manuels sont d’honnêtes travailleurs, intègres et fiers.
Rappelons que la convention collective des 35 cols bleus est échue depuis le 31 décembre 2005.
Pas de négociation en public
Même si la Ville soutient de ne pas vouloir négocier en public, elle a tout de même révélé sa proposition par communiqué de presse. Les salaires actuels sont de 17,77 $ l’heure à 20,56 $ l’heure selon la convention de 2005. On explique qu’il y aurait rétroactivité de 2,5 % pour les années 2006 et 2007. D’après les chiffres de la ville, la dernière proposition écrite déposée au syndicat et au conciliateur portait le salaire à 19,14 $ l’heure à 22,14 $ l’heure pour 2008 selon l’emploi et de 21,33 $ l’heure à 24,68 $ l’heure pour 2012 selon l’emploi.
Le Conseil de ville a souligné que les représentants syndicaux exigent un « rattrapage » de 1 $ l’heure la première année; par la suite, une majoration de 2,5 % chaque année pendant cinq ans puis 3 % par année en 2011 et 2012.
Ce dollar de l’heure signifie une augmentation avoisinant les 5,5 %. Lors de la signature du contrat, les employés se verraient octroyer une hausse de 8 %.
La capacité à payer
Les élus ont aussi questionné l’habilité de la Ville et de ses contribuables à payer de telles hausses salariales. Les membres du conseil, se disent conscients du contexte de la ville. Ils estiment que la majorité des contribuables gagnent « entre 8 et 13 $ l’heure, sans avoir bien souvent le 41 % de bénéfices marginaux et bénéfices d’emploi, ne peuvent pas se payer ce qui leur est demandé ».
« Les grands défis des contribuables, qui paient les salaires et les bénéfices des employés municipaux, sont de garder leur emploi ou ne pas être amenés à négocier une baisse de conditions », poursuivent les élus municipaux.
Ils ont aussi tenu à souligner que la Ville a des surplus de 6,5 M$ au 30 décembre, mais que la grande majorité des fonds sont disponibles pour de grands projets, l’immobilisation, un fonds de roulement, l’amélioration des parcs et un fonds pour favoriser les bonnes actions environnementales.


