Diane Leblanc dans une situation inconfortable
L’ex-députée de Beauce-Sud et lobbyiste, Diane Leblanc trouve déplorable que le Centre de santé et service de Beauce (CSSSB) ait mis fin à ses mandats de lobbyiste le 26 mars dernier. Un an jour pour jour de sa défaite aux dernières élections provinciales de 2007. Elle remet donc la cause dans les mains de ses procureurs.
«C’est déplorable, j’ai fait 21 ans en politique. Après ma carrière politique, j’ai décidé de faire ce que je connais le mieux», a confié Mme Leblanc lors d’une entrevue à la radio 103,3 FM. Elle a donc fondé son entreprise de lobbysme, le Cabinet-conseil en relations publiques et gouvernementales, qui est régi par la Commission du lobbysme du Québec.
Elle a confié aux auditeurs de la station qu’elle ignorait pourquoi elle a perdu les quatre mandats octroyés par le CSSSB. «Je pense que le CSSS était satisfait du travail que je fais avec eux», a indiqué Mme Leblanc qui oeuvrait dans pour l’organisme depuis le 21 janvier.
«On a reproché à Mme Giroux de ne pas faire elle-même ce travail, mais ils sont des experts en gestion d’établissements de santé et non en relation gouvernementale. Il n’y a pas de mal à avoir recours à un lobbyiste», a poursuivi l’ex-députée.
Selon le registre des lobbyistes, il est très fréquent dans le domaine de la santé d’avoir recours à un lobbyiste surtout pour les entreprises pharmaceutiques. Toutefois, le CSSSB n’est pas le seul établissement de santé à avoir eu recours à cette stratégie. D’ailleurs, le Centre universitaire de santé de McGill à Montréal fait partie de cette liste pour nommer que celui-ci.
Rappel des mandats de cette dernière
Le CSSSB avait quémandé les services de Mme Leblanc le 21 janvier dernier. L’établissement de santé avait versé à cette dernière qu’une contribution de près de 2000 $ pour ses actions. L'ex-députée qui dit vouloir gagner sa vie honnêtement espère rapatrier les mandats ci-dessous.
Rappelons que son mandat principal était que le Centre obtient les ressources financières pour l'ajout d'une salle d'opération au bloc opératoire (phase 2) ainsi que les budgets d'opération requis. De plus, elle faisait également des pressions sur l'agrandissement de la pharmacie et au rehaussement de ses équipements. Obtenir devant le Ministère de la Santé, l'autorisation de réaliser un plan fonctionnel et technique et les budgets nécessaires pour le projet de construction d'un nouveau CHSLD. Finalement, le CSSSB lui avait aussi confié le mandat de convaincre le gouvernement d’allouer les ressources financières pour remplacer les équipements médicaux désuets dont les fournisseurs n'assurent plus les réparations, de même qu'un équipement de développement en échocardiaque.


