12 ans d’effort portent ses fruits en prévention de l’alcool au volant en Beauce-Etchemin
Depuis douze ans, la Table de concertation Beauce-Etchemin a investi beaucoup d’effort dans la prévention de l’alcool au volant. Le bilan routier en ce qui a trait aux conducteurs décédés dont l’alcoolémie dépassait 80 mg/100 ml de sang se porte beaucoup mieux, mais l’on a encore beaucoup de chemin à faire.
En effet, dans la région de Beauce Etchemin, la proportion de conducteurs décédés qui dépassait cette limite légale est passée de 45,6 % pour la période de 1992 à 1996 à 30,0 % pour la période de 2003 à 2007. Il s’agit d’une diminution de 15,6 % depuis l’instauration de la table. Chaque accident est passé au peigne fin pour déterminer si le conducteur est sobre.
Les services policiers de la région Beauce-Etchemin ont aussi redoublé d’ardeur dans ce dossier. Seulement l’année dernière, on dénombre 388 contrôles routiers et 14 548 conducteurs vérifiés. De ce nombre, 221 ont fourni un échantillon d’haleine à l’aide de l’appareil de détection approuvé sur les lieux du barrage, alors que 39 de ceux-ci ont été conduits au poste de police pour y subir un alcootest. Soulignons que 355 autres conducteurs s’ajoutent ont dû faire de même lors d’autres opérations.
La Table de prévention souligne la participation de l’ensemble des municipalités du territoire pour rappeler aux gens que l’importance de conduire sans alcool. Ainsi, les organisateurs de fêtes ou festivals sont plus soucieux et prévoient un service de raccompagnement. Elle observe que de plus en plus de gens prennent de bonnes habitude en désignant un conducteur ou prévoient un moyen de transport alternatif. Ces attitudes prônées par les messages de prévention de la Société de l’assurance automobile du Québec, partenaire à la Table depuis le tout début.
Avec les succès de ces dernières années, les campagnes locales articulées autour du concept du Génie, initiées en 2004 se poursuivront. Elles visent à susciter l’implication de l’entourage. De plus, la campagne actuelle aborde la thématique « Sans génie, je risque gro$ ». L’on veut démontrer les coûts associés à une première infraction pour conduite avec les facultés affaiblies.
Selon la SAAQ, le minimum à débourser pour le contrevenant s'élève à 1 600 $ et peut atteindre, dans certains cas, plus de 5 000 $. En plus des inconvénients non chiffrables liés à un dossier criminel, cela peut s'ajouter des frais judiciaire et de l’augmentation de la prime d'assurance automobile privée. Une deuxième offense font passer les frais de 7 200 $ à 7 900 $ et pour une troisième infraction ou plus, les frais s'élèvent à plus de 11 000 $
C’est pourquoi, la campagne prévoit de l’affichage dans les établissements hôteliers ainsi que la remise d’un document d’information plus complet aux employés de bars et la distribution de ce document par les policiers lors de la tenue de barrages routiers. Une trousse de sensibilisation à l’intention des organisateurs d’événements pour les inciter à mettre en place un service de « raccompagnement ».
La Table juge que la« stratégie d’intervention basée sur la concertation et la mobilisation du milieu a été efficace. Des mesures préventives et coercitives ont été adoptées, la réprobation sociale a augmenté, l’entourage se responsabilise davantage et des efforts sont déployés pour la mise en place de moyens de transport alternatifs. La Table a indiqué à la population qu’il n’y a plus de raison de boire et conduire».


