Hier, le docteur Horacio Arruda, directeur de la protection de la santé publique au ministère de la Santé et des Services Sociaux a annoncé une campagne québécoise de vaccination contre la grippe A (H1N1). Celle-ci précédera celle contre la grippe saisonnière.
« Nous avons décidé de concentrer nos efforts en mobilisant le réseau de la santé et des services sociaux pour une vaccination contre le virus A (H1N1) dès la mi-novembre. Nous croyons d'ailleurs que ce virus sera celui qui circulera davantage dans la population québécoise cet automne. Quant à l'influenza saisonnière, elle fait généralement son apparition plus tard, le sommet de l'épidémie s'étant situé en février ou mars au cours des dernières années. Pour l'instant, il est prévu que la vaccination débute en janvier 2010, mais nous suivons de près l'évolution des différents virus avant de prendre une décision sur la vaccination contre la grippe saisonnière », a expliqué le docteur Arruda.
« Des études récentes menées au Canada indiqueraient que les personnes qui ont reçu un vaccin influenza saisonnier durant les dernières années auraient possiblement un risque augmenté de faire une influenza avec le virus pandémique. Nous avons donc recommandé de ne pas administrer le vaccin saisonnier cet automne avant le vaccin pandémique qui arrivera au mois de novembre », a précisé le docteur de Philippe de Wals, président du Comité sur l'immunisation du Québec, médecin-conseil à l'Institut national de santé publique du Québec et professeur à l'Université Laval.
Ce vaccin contre la grippe A (H1N1) sera offert gratuitement à toutes les personnes qui le désirent. Alors que l’on sait que certains pays manqueront de doses pour vacciner sa population, le gouvernement a indiqué qu’il fera le nécessaire pour vacciner toute la population du Québec.
Six groupes seront visés dans un premier temps : soit les malades chroniques de moins de 65 ans, les femmes enceintes, les enfants de plus de 6 mois et moins de 5 ans, les personnes habitant une localité ou une communauté éloignée ou isolée et les travailleurs de la santé.
Soulignons que ceux et celles qui habitent avec des personnes à risque élevé ne pouvant être immunisées (nourrissons âgés de moins de six mois et personnes immunocompromises) pourront l’être également.
La campagne de vaccination sera menée sous la responsabilité des centres de santé et de services sociaux, selon des modalités et un calendrier qui seront rendus publics prochainement. Cette campagne se fera aussi en collaboration avec les directions de santé publique de chacune des régions et autres partenaires du réseau de la santé.