Les directeurs de santé publique préoccupés par l’utilisation de l’amiante chrysotile
Les 18 directeurs de santé publique (DSP) au Québec font front commun pour prier le gouvernement du Québec de considérer l'impact sur la santé de la population de la présence et de l'usage accrus de l'amiante chrysotile au Québec. Ils souhaitent ainsi que l’État prenne une décision réfléchie concernant la garantie de prêt a été déposée au pour relancer l’exploitation de la mine Jeffrey d'Asbestos.
En janvier dernier, les 18 DSP ont adressé leurs craintes par écrit au ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE), Clément Gignac. Cette lettre plaide l’importance de considérer l’impact sur la santé des personnes dans sa prise de décision. La santé publique a aussi déploré également avoir été écarté du débat, bien que le MDEIE ait consulté des instances locales dans l’analyse de ce dossier.
Ces inquiétudes se basent sur des publications scientifiques de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) concernant l’exposition à l’amiante et les maladies qui y sont reliées dans la population québécoise et chez les travailleurs. L’Institut avait notamment démontré les difficultés à appliquer les mesures d'utilisation sécuritaire préconisées.
Les DSP ont rappelé que l’amiante chrysotile est un cancérogène dont l'usage non sécuritaire de l’amiante chrysotile a été observé dans des milieux de travail où sa présence est connue et malgré l’application des normes et lois en vigueur. Par ailleurs, ils soulignent que les mesures de protection ne peuvent être prises lors de tout contact à risque puisque la traçabilité du produit n’est pas actualisée. »
Le DSP sont d’avis que l’augmentation de l’exploitation et de l’usage de l’amiante chrysotile au Québec se soldera par une croissance des maladies reliées à l’amiante chez les travailleurs et dans la population en général résultant de la relance de l’exploitation d’une des deux dernières mines d’amiante au Canada.


