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Ce n’est pas l’arrêt de mort absolu après un diagnostic de cancer

Ce n’est pas l’arrêt de mort absolu après un diagnostic de cancer
Photo: Jean-François FecteauChristiane Morrow
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Le Groupe Espérance et Cancer avait comme invité hier soir Christiane Morrow, coauteure du livre « Plus fou que cela tumeur ». Sa conférence ayant pour titre Accompagner un proche avec humour avait pour but de dire aux gens atteints du cancer et à leurs proches qu’il est possible continuer à vivre même après un diagnostic de cancer. «On ne peut rien changer de ce qui arrive, mais on peut décider comment le vivre », lance cette dernière.

Mère de deux enfants, Mme Morrow en sait quelque chose. Elle a soutenu sa cadette Véronique âgée de 36 ans qui était atteinte d’un cancer cérébral (glioblastome) en mars 2009. Par surcroît, cette forme de cancer était la plus envahissante et la plus mortelle, mais, dans la famille de Mme Morrow, on ne pleure pas beaucoup et on ne dramatise surtout pas. C’est ainsi qu’elle a choisi d’appuyer sa fille dans son choix de vivre son cancer avec humour.

Cette expérience a donné des fruits soit le roman autobiographique, Plus fou que cela tumeur paru en août 2010. Dans celui-ci, il raconte la « traversée mouvementée de Véronique dans le système de la santé avec trois enfants à temps plein, deux chats à temps partiel, un chum, le boulot et un cancer ». « Actuellement, elle va bien. Elle a recommencé à vivre à 120 mille à l’heure », commente Mme Morrow expliquant que c’est elle, et non sa fille qui était avec elle hier soir.

Écrire a été une libération
Bien avant l’élaboration de ce livre, Véronique, une femme bien occupée, s’était donné comme projet d’écrire des notes personnelles pour ses enfants. Sa mère l’a ensuite aidé à compléter ses notes. Cela les confortait et les aidait à vivre ce cancer en famille. Par exemple, au lieu d’éprouver de la colère contre le réseau de la santé, bien ils se disaient que cela donnerait un bon chapitre. «Dans le fond, on a écrit le livre dont Véronique aurait eu besoin lorsqu’elle est tombée malade», raconte l'auteure.

Leur démarche a été incomprise par certains de leurs proches. Après tout, comment rire d’un sujet si grave, mais mieux vaut en rire qu'en mourir? « Le drame est déjà là. C’est assez horrible à vivre, on ne va pas pleurer tout le temps parce que n’est pas nécessaire d’en rajouter », pense Mme Morrow.
Ce roman n’est ni une théorie ni une recette miracle pour les familles atteintes d’un cancer. Elles ont tout simplement raconté leur récit. «C’est important à dire que cela n’est pas une leçon qu’on voulait donner aux gens. Chacun vit ses malheurs avec ce qu’il est, son vécu et sa personnalité », précise toutefois Mme Morrow.

Ce roman signifie  aux gens que l’on peut continuer à vivre même après avoir un diagnostic de cancer. «Ce n’est pas l’arrêt de mort absolu. On n’est pas obligé de survivre péniblement jusqu’à la fin. La fin va arriver oui, mais entre les deux, on va vivre du mieux qu’on peut », met en contexte cette dernière.

Ce livre paru aux éditions Stanké est disponible en librairie. Ainsi, les futurs lecteurs apprendront que le plaisir, le drame, le rire et la maladie peuvent cohabiter.

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