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Les enseignantes et enseignants du SEC pratiqueront leur droit de grève en octobre

En septembre dernier, des enseignants se sont réunis devant les locaux de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin afin de faire valoir leur mécontentement.
Photo: ArchivesEn septembre dernier, des enseignants se sont réunis devant les locaux de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin afin de faire valoir leur mécontentement.
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Le 29 septembre dernier, les membres du Syndicat de l’enseignement de la Chaudière (SEC) se sont prononcés à 75 % en faveur d’un mandat de grève de six jours qui ne seront pas nécessairement consécutifs.

Tous les secteurs à la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin (CSBE) seront touchés par cette décision que ce soit le préscolaire, le primaire, le secondaire, la formation professionnelle et l’éducation aux adultes.

Présentement, le calendrier de grève n’a pas encore été déterminé, mais on indique que ces journées auront lieu en octobre 2015. Toutefois, contrairement aux informations qui circulent présentement sur les réseaux sociaux, ces journées de manifestations ne se feront pas à la surprise des parents et des élèves. « Nous sommes en contexte de grève légale et nous avons des règles à respecter en vertu du Code du travail. Donc aussitôt qu’un calendrier de grève sera déterminé, le SEC devra envoyer un avis au Ministère du Travail à raison de sept jours ouvrables avant l’exercice de la journée de grève. L’employeur et la population seront donc suffisamment avisés à l’avance pour avoir la possibilité de s’organiser », assure Brigitte Bilodeau, présidente du SEC.

Revendications

Après 57 rencontres de négociations, les deux parties n’ont toujours pas réussi à s’entendre sur une majeure partie des points discutés. Pour certains, il s’agit même d’un recul quant aux offres initiales déposées en 2014.

Parmi les points au cœur des négociations à la table sectorielle, le Syndicat déplore notamment l’augmentation du ratio maître-élève. « Dans notre convention collective, nous avons des ratios diminués en milieux défavorisés. L’objectif de diminuer le ratio maître-élève est d’assurer la réussite des jeunes. Moins les classes sont nombreuses, plus nous sommes en mesure de voir les difficultés des élèves et leur venir en aide. Cependant, cela est remis en question par la partie patronale », indique la présidente du SEC. Advenant l’acceptation d’une telle clause dans la convention, cela aurait également pour effet d’occasionner des pertes d’emplois selon le Syndicat.

De plus, toujours en ce qui concerne le ratio maître-élève, les enseignants craignent de voir leur tâche s’alourdir davantage puisque la partie patronale ne souhaite plus comptabiliser en double ou en triple les élèves présentant un handicap ou avec des difficultés d’apprentissage.

Le nombre d’heures de travail figure aussi à la liste des sujets qui posent problème dans le présent processus de négociations. Québec veut, sans même offrir de compensation salariale, faire passer de 32 à 35 heures la semaine de travail des enseignants au sein des établissements scolaires.

En ce qui concerne le salaire, les enseignants souhaitent obtenir 13,5 % d’augmentation sur trois ans. Cependant, comme cela est le cas pour l’ensemble de la fonction publique au Québec, la partie patronale propose un gel salarial jusqu’en 2016 et une augmentation jusqu’en 2019 de 1 % par année. Des modifications au régime de retraite sont aussi demandées par le gouvernement. Entre autres, l’on veut augmenter l’âge du départ à la retraite et pénaliser davantage les retraites anticipées.

Malgré les moyens de pression exercés qui bouleverseront le quotidien de nombreux foyers, le SEC souhaite avoir l’appui des parents. « Nous ne nous battons pas seulement pour notre tâche, nous nous battons pour préserver le système d’éducation publique. On se bat pour maintenir des services et des ressources pour nos élèves en difficultés, pour que les enfants qui viennent à l’école aient les services pour réussir ainsi que pour préserver 40 ans d’acquis », mentionne Mme Bilodeau. « Nous ne prenons pas les enfants en otage », réitère-t-elle.

Commission scolaire de la Beauce-Etchemin

La direction de la CSBE indiquait en mars dernier ne pas vouloir commenter le sujet davantage, mais se disait être à l’écoute et sensible aux revendications du personnel enseignant. « Nous faisons également amplement confiance au comité provincial attitré à trouver un terrain d’entente entre les deux parties », avait alors souligné Jacques Légaré, conseiller en communication.

Après avoir de nouveau contacté la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin quant au récent vote de grève, M. Légaré réitère la position de la CSBE, mais indique que la direction souhaite voir le comité provincial en arriver à une solution avec les enseignants le plus tôt possible pour éviter d’affecter le service aux élèves.

Le SEC croit que la CSBE est en mesure de faire une différence dans ce dossier compte tenu de la présence de ses représentants lors d’assemblées de la Fédération des commissions scolaires. « Les directeurs généraux des commissions scolaires sont quand même près du Ministère de l’Éducation. Il y a certainement des messages à passer aux hautes instances », conclut Mme Bilodeau.

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