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Vingt-huit étudiants du Cégep Beauce-Appalaches ont vécu une expérience d'incarcération à Trois-Rivières

Vingt-huit étudiants du Cégep Beauce-Appalaches ont vécu une expérience d'incarcération à Trois-Rivières
Photo: Courtoisie
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Ce sont vingt-huit étudiants de troisième année de Techniques d’éducation spécialisée du Cégep Beauce-Appalaches ont vécu une expérience d’incarcération, les 26 et 27 septembre, à l’ancienne prison de Trois-Rivières.

L’activité a permis au groupe, le temps d’une nuit, de prendre conscience de la réalité carcérale du début du vingtième siècle dans cette prison qui a été fermée au milieu des années 80 en raison de ses conditions inhumaines de détention.

Avant d’être emprisonnés, les étudiants ont entendu les témoignages d’ex-détenus de la prison qui leur ont expliqué que la ligne est mince entre une vie sans histoire et un parcours criminel. « Ils ont fait comprendre aux jeunes à quel point le rôle de l’éducateur spécialisé peut être déterminant auprès d’une telle clientèle », précise l’enseignante Andrée-Anne Fortin, l’une des accompagnatrices du groupe.

Les étudiants ont été accueillis en début de soirée par des gardiens sortis tout droit des années 20, casquette enfoncée sur la tête, qui leur criaient des ordres souvent incompréhensibles. L’entrée dans les cellules dénuées de tout luxe s’est faite après la rédaction de la fiche d’incarcération et la prise d’empreintes digitales. Chaque refus d’obtempérer aux ordres était le prétexte aux rebuffades des gardiens. Les étudiants ont été libérés au matin après avoir eu droit au déjeuner du détenu.

Le groupe a également visité le Musée de la culture québécoise où il a participé à l’activité « Verdict attendu ». Les étudiants ont alors été placés dans la peau des jurés du procès du dernier détenu québécois à avoir été condamné à mort. Ils devaient se prononcer sur la culpabilité pour meurtre de l’individu et son éventuelle pendaison.

« Les activités du week-end ont été formatrices pour les étudiants. L’expérience d’incarcération et l’activité au Musée de la culture québécoise étaient en lien direct avec les compétences de notre programme. Elles ont permis de faire des parallèles intéressants avec les notions théoriques. Elles ont aussi fait comprendre aux participants que la répression des années 20 a fait place, aujourd’hui, à la prévention et aux programmes d’aide », conclut Mme Fortin. 

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