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La drogue et nos jeunes : un problème qui évolue (2 de 3)

La drogue et nos jeunes : un problème qui évolue (2 de 3)
Photo: Annie BoulangerPolyvalente Benoît-Vachon
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Hier, un bilan des derniers événements en lien avec la consommation et le trafic de stupéfiants a été dressé. De plus, l’article vous a présenté le projet de prévention et de sensibilisation Poly-drogue. Maintenant, que se passe-t-il exactement en milieu scolaire? À qui revient cette responsabilité de prévenir et de sensibiliser les adolescents?

Polyvalente Benoît-Vachon : tolérance zéro

La drogue est un phénomène omniprésent dans la société, particulièrement chez les adolescents en quête de nouvelles sensations. Le directeur de la Polyvalente Benoît-Vachon, M. Raymond Beaudet, indique que pour contrer ce fléau, un travail constant de surveillance est nécessaire de la part de tous les intervenants du milieu scolaire. Comme le soulèvent le directeur adjoint de la Sûreté municipale de Sainte-Marie, M. Guy Cliche, et M. Beaudet, la direction d’une école a  l’autorisation d’ouvrir les casiers et de fouiller ces derniers en cas de soupçons quant à la possession de stupéfiants. « Il n’y a pas un mois où on n’en fait pas. », relate M. Beaudet à propos des fouilles. C’est à la suite d’une décision de la Cour suprême du Canada que les directions des écoles ont obtenu le droit de fouiller les casiers des élèves. L’école étant un endroit public, les casiers sont prêtés aux jeunes. C’est donc dans l’optique que les casiers appartiennent à l’école que la direction a l’autorisation de les ouvrir si soupçons il y a. Le policier, contrairement à l’école, doit avoir des motifs pour effectuer une fouille. Ici, la nuance entre « soupçon » et « motif » est donc très importante.

Pour éveiller les soupçons, il suffit de quelques indices : odeur, yeux rouges, baisse drastique des résultats scolaires, surexcitation, troubles de l’humeur, changement de comportement, etc. De plus, un adolescent qui traîne dehors avec des plus vieux ou qui reste assis longtemps dans une voiture sur l’heure du dîner peut être considéré comme inhabituel et entraîner des doutes chez les intervenants du milieu scolaire.

Quelles sont les ressources de l’école?

Lorsque les doutes sont fondés et qu’un élève a un problème de consommation, l’école se charge de contacter les parents et les policiers. Ensuite, Pierette Leblanc, intervenante en toxicomanie à la polyvalente, entre en jeu afin d’évaluer la problématique de consommation. « Un jeune qui a un problème de drogue, ça cache un plus gros problème. », indique le directeur de la Polyvalente Benoît-Vachon. M. Beaudet ajoute que neuf cas sur dix révèlent d’autres problèmes comme, par exemple, la séparation des parents ou une peine d’amour. M. Beaudet estime qu’il y a « 2 % à 3 % de jeunes dans une année qui ont besoin d’une aide sérieuse. » Grâce à l’intervention de professionnels, le directeur mentionne que plusieurs réussissent à se sortir du cercle de la consommation.

À qui la responsabilité?

L’adolescence n’est pas une étape facile à franchir, mais il y a tout de même une différence entre le jeune qui consomme un samedi par mois avec ses copains et celui qui a besoin de fumer un joint avant son cours de maths et en attendant l’autobus. En ce sens, l’enquêteur assigné à Poly-drogue, M. Martin Poulin, fait remarquer que les gens de la polyvalente de Sainte-Marie sont très proactifs en ce qui concerne la sensibilisation et la prévention. Ils ne se ferment pas les yeux et travaillent de paire avec M. Poulin pour faire comprendre aux jeunes que l’école n’est pas le bon endroit pour consommer.

Certes, les intervenants en lien avec Poly-drogue ne peuvent pas surveiller les jeunes partout où ils vont. Selon M. Poulin, c’est pour cette raison que la prévention et la sensibilisation doit demeurer un travail d’équipe. Parents, policiers et intervenants doivent donc travailler de concert.

Dans son travail, M. Poulin a eu l’occasion d’observer différentes réactions de la part des parents d’adolescents pris dans le trafic ou dans la consommation de stupéfiants. Certains sont fâchés et assurent aux policiers que le jeune subira les conséquences de ses actes à la maison. D’autres sont passifs, voire désintéressés. M. Poulin mentionne même que, dans quelques cas, les parents semblent encourager les jeunes en fournissant eux-mêmes la drogue aux adolescents. Heureusement, l’enquêteur se montre rassurant en indiquant que ce genre de situation n’arrive que quelques fois dans l’année. Évidemment, l’encouragement à la consommation est à proscrire. Puis, il y a les parents qui veulent connaître les ressources et les mesures pour aider leur enfant. Quelle attitude doivent-ils adopter? M. Poulin indique que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, certains parents participent activement à contrer le phénomène de la drogue chez les jeunes en appelant à l’école ou au poste de police pour faire part de leurs soupçons quant à leur adolescent. L’enquêteur encourage d’ailleurs les parents à poursuivre dans cette voie en mentionnant aux différentes ressources leurs questionnements, inquiétudes et soupçons.

Nous vous invitons à lire la dernière partie de ce dossier dès demain, au www.enbeauce.com.

Vendredi : Bilan des interventions des policiers de la Sûreté municipale de Sainte-Marie
Samedi : Polyvalente Benoît-Vachon : tolérance zéro
Dimanche : Besoin d’une mise à jour?

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